Exposition événement au Musée Maillol: FOUJITA, un artiste franco-japonais hors du commun !

Une exposition qui retrace bien la période des années folles

A l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort, le musée Maillol organise une exposition particulièrement riche de l’œuvre de Foujita. Elle concerne la période allant de 1913 à 1931.L’exposition est organisée par thèmes (les paysages, les nus, les enfants…) et permet de se plonger dans l’univers des années folles grâce à de petits films judicieusement choisis. On retrouve l’ambiance de Montparnasse et de ses fêtes décadentes, des journées ensoleillées à Deauville appelé alors le 21ème arrondissement de Paris. Le krach boursier de 1929 mettra un terme à ces années d’insouciance.

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Foujita : une vie incroyablement riche, une personnalité attachante

Foujita a vécu plusieurs vies en une. Sa première vie commence au Japon. Foujita (de son vrai nom Fujita) nait en 1886 à Tokyo. Il apprend le français dès son plus jeune âge. Il perd sa mère à l’âge de 4 ans, ce qui explique sans doute pourquoi il peindra des jeunes enfants avec la peau très blanche, le blanc étant la couleur du deuil au Japon.

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Son père, médecin de l’armée impériale japonaise, accepte de l’inscrire à l’école des Beaux-Arts de Tokyo. En 1913 débute sa deuxième vie, celle à laquelle est consacrée l’exposition.  Il arrive à Paris et s’insère très rapidement dans le milieu avant-gardiste des peintres de l’époque. Il installe son atelier à Montparnasse et se lie avec Picasso, Modigliani, Soutine, Derain, Matisse….. Dès le début, il connait le succès et la gloire et devient l’un des artistes les plus en vue et les mieux payés.

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Il se dote d’un style caractéristique : coupe au bol, lunettes rondes, boucles d’oreille, vêtements qu’il confectionne lui-même. Derrière cette apparence de dandy aimant faire la fête, se cache un travailleur acharné. Foujita travaillait 12 à 15 heures par jour et personne n’avait le droit d’entrer dans son atelier à part ses chats.

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Une œuvre d’une virtuosité exceptionnelle, marquée par son attachement à la fois à l’Orient et l’Occident

Foujita s’inspire de l’art étrusque, de la Renaissance italienne et de ses madones aux tons rouges et bleus sur fond doré, qu’il patine au galet. On observe dans ses œuvres des références évidentes à Michel-Ange mais aussi à Rodin.

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Les femmes qu’il peint ont des caractéristiques communes : peau très blanche, long cou, yeux en amande, petite bouche, nez long et asymétrique comme chez Modigliani.

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Cette période des années folles est caractérisée chez Foujita par une technique particulière, proche de la peinture sur ivoire. Son œuvre est toute en transparence, à tel point que ses huiles ressemblent à des aquarelles.  Foujita utilise une technique japonaise, le sumi, une encre noire pour dessiner les contours.

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Notre guide Sandra a réalisé une visite passionnante d’un bout à l’autre. Grâce à l’utilisation de la tablette permettant des agrandissements, elle a pu nous montrer la précision du trait et la richesse des détails de l’œuvre de Foujita. Sandra a également très bien retracé le milieu artistique des années folles et la personnalité de Foujita, artiste d’une grande générosité.

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Et avec les beaux jours, il est bien agréable de prolonger le plaisir et de partager ses avis en faisant une pause au café-terrasse Maillol !

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Hélène Lafougère, animatrice

#exposition #Paris « Foujita, peindre dans les années folles » jusqu’au 15 juillet 2018.

@museemaillol Musée Maillol, 61 rue de Grenelle 75007 Paris

Pour plus de détails sur nos sorties culturelles, rendez-vous sur le site de Talivera dans les sorties expositions Paris: https://talivera.fr/3-exposition-paris

Pour être informé des prochaines visites de l’exposition Foujita, vous pouvez nous contacter à : contact@talivera

Rêve d’Extrême-Orient, visite du musée d’Ennery

Un voyage dans le temps

La visite du musée d’Ennery est  une plongée  dans le monde du Second Empire, ses riches collectionneurs et leurs hôtels particuliers. Situé avenue Foch qui à l’époque s’appelait avenue du Bois, l’hôtel est un peu défraîchi de l’extérieur certes, mais reste majestueux dès que l’on a franchi ses portes : enfilades de salles richement décorées, hautes colonnes de marbre, vitrines superbes.

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Une riche collection d’objets asiatiques

Le musée d’Ennery abrite la collection de Clémence d’Ennery, artiste à succès connue sous le nom de Gisette. et reine du Tout-Paris. Elle était adulée entre autres par Jules de Goncourt et Georges Clémenceau, ses amis. Une fois  veuve, elle peut enfin épouser son amant depuis 30 ans, le dramaturge Adolphe d’Ennery. Tombé dans l’oubli, ce dernier était pourtant l’un des personnages les plus en vue de Paris au Second Empire. On dit que certains soirs, on pouvait jouer jusqu’à 6 pièces différentes qu’il avait lui-même écrites.

Visiter le musée d’Ennery, c’est aussi voyager en Asie, au Japon et en Chine notamment. Clémence d’Ennery réunit au cours de sa vie une collection de plus de 7000 objets asiatiques. Elle les présentait dans cet  hôtel particulier lors de ses fameux dîners auxquels sont conviés Jules Verne ou Gambetta.

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Une expérience unique

Lors de cette sortie organisée par Talivera avec la visite guidée conduite par une guide spécialiste dans l’art asiatique, nous avons eu le sentiment de se sentir privilégiés. En effet le musée d’Ennery est ouvert à la visite uniquement deux jours par semaine, sur réservation et accompagné d’un guide. Nous étions sept à pouvoir profiter de cette expérience unique, accompagnés donc par notre guide Constance qui a su nous transmettre avec vivacité ses connaissances et sa passion pour l’art asiatique.

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Après la visite, nous avons pris la direction de la Place Victor Hugo pour nous retrouver au DS Café. Le petit groupe était essentiellement constitué de seniors, tous charmants. Cette petite pause nous a permis de nous présenter et d’échanger davantage autour d’une tasse de thé. Tout d’abord nous avons réalisé un petit quizz sur la visite,  dans la bonne humeur.  L’idée est de répondre par équipes à des petites questions pour réactiver notre mémoire à court terme. « Est-ce que vous vous souvenez de ce qu’est un Netsuke ? » C’est un petit objet, statuette savamment travaillée qui sert de contrepoids et que les Japonais fixent à la ceinture du kimono ! « Et un Daruma ? » C’est une figurine utilisée lorsque l’on formule un vœux…En effet, durant cette visite nous avons appris un bon nombre de mots et de coutumes que nous ne connaissions pas. Une fois le petit quizz terminé, nous avons échangé sur nos dernières sorties, nos voyages…ce qui était bien sympathique !

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Hélène Lafougère, animatrice

Pour plus de détail sur la sortie, rendez-vous sur le site de Talivera dans les sorties originales  : https://talivera.fr/sorties-originales/64-rêve-d-extrême-orient.html

Soyez informé de nos prochaines visites au musée d’Ennery ou vous souhaitez réserver une visite pour un petit groupe de personnes (de 7 à 15 personnes maximum), envoyer un e-mail à : contact@talivera

 

Exposition Kupka au Grand Palais

Qui est Kupka ?

Peintre tchèque (1871-1957), professeur à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Prague (1922-1924), il est un des pères de l’abstraction avec notamment, Kandinsky, Malevitch, Delaunay.

Jusqu’au 30 juillet, le Grand Palais présente une rétrospective incontournable de l’artiste, une occasion unique de saisir son oeuvre et de se laisser prendre par sa vérité. #exposition « Kupka, Pionnier de l’abstraction ».

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L’exposition, très complète, retrace tout le parcours artistique du peintre, innovant et coloré, évoluant dans un univers constamment changeant. Elle montre l’impressionnante évolution de son oeuvre à travers ses petits formats et illustrations de revues jusqu’aux immenses compositions abstraites qui l’ont rendu célèbre.

On comprend le cheminement philosophique qu’eut l’artiste quant à l’idée d’absolu que devait incarner sa peinture. Après des débuts aux tons symbolistes, il commence à se démarquer par ses travaux sur la décomposition de la lumière, mais tout en restant dans le domaine figuratif. Dès le début, on voit son goût pour les couleurs franches, presque irréelles, et les contrastes marqués. Progressivement, son oeuvre plonge vers l’abstraction.

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Finalement, l’artiste se retrouve convaincu que l’art qui cherche à rendre compte de la réalité n’est qu’une hypocrisie, et décide que le sien ne représentera plus que des concepts nouveaux, des images irréelles qui ne chercheront en rien à montrer ce que l’oeil voit. Son lien très particulier à la musique l’inspirera d’autant plus pour ses compositions tournoyantes et ondulantes …

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La scénographie est simple – de grands espaces aux murs blancs – mais laisse justement la place aux oeuvres de se déployer pleinement dans l’espace. On a envie de se perdre dans les couleurs et les textures dans lesquelles nous plonge Kupka, et on a du mal à quitter des yeux ces « paysages » envoûtants.

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Article écrit par :

Juliette Rose Guyon, étudiante à l’Ecole du Louvre.

Lundi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 10h à 20h.
Mercredi de 10h à 22h.

Plus de détail et pour réserver une sortie avec visite guidée privée par notre conférencière : https://talivera.fr/exposition-paris/336-kupka-pionnier-de-l-abstraction.html

Pour une sortie privée ou une sortie en groupe autour de l’exposition, nous contacter.

Daimyo, Seigneurs de la guerre

« Il y a, dans une alcôve à demi-obscure, dressée sur un chevalet, l’armure des Hisamatsu ; et le casque qui la surmonte est si effrayant dans l’ombre, qu’on croit voir l’apparition soudaine d’un ancêtre mécontent, fronçant le sourcil » André Darçais, Revue des deux mondes, 1922

On caractérise bien souvent la culture du Japon grâce aux mangas, aux samouraïs ou à la pop culture, mais peu d’entre nous connaissent réellement l’histoire de l’archipel nippon.
Une exposition nous offre en ce moment l’occasion de découvrir une partie de cette culture à travers la figure des « Daimyo, seigneurs de la guerre au Japon ».

Les Daimyos étaient des gouverneurs très puissants appartenant à la noblesse japonaise moyenâgeuse. Ils sont des figures clés de l’histoire féodale du Japon, et ont notamment marqué les esprits grâce à leurs célèbres armures. Ces panoplies guerrières, symboles de la puissance de Daimyos et de leur clan, sont la preuve d’une grande maîtrise technique mais aussi de la virtuosité esthétique de ce peuple. Chaque détail de l’armure est le reflet d’un choix politique réfléchi.
De façon très originale, cette exposition mettant à l’honneur les armures de ces seigneurs est répartie sur en trois lieux situés à cinq minutes à pied les uns des autres. Le musée Guimet et l’hôtel d’Heidelbach rendent hommage aux traditions japonaises en plaçant, dans une ambiance tamisée, les armures en position assise comme le faisaient les Daimyos lors de leurs cérémonies. Le Palais de Tokyo, lui, offre une scénographie radicalement décalée, plus moderne et novatrice avec « Le corps analogue », un espace ultra-moderne où technologie et tradition sont confrontées. Le tout est imaginé par George Henry Longly, artiste contemporain et collectionneur britannique.

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Dans ces 3 présentations complémentaires, l’esprit des Daimyos est toujours présent. Malgré les différences des lieux, des ambiances et des époques qui sont proposées, les visiteurs évoluent dans une atmosphère étonnante, presque magique, créée par ces armures imposantes qui incarnaient la présence du seigneur dans sa maison en cas d’absence et qui impressionnent encore aujourd’hui. On est intimidé devant le caractère majestueux de ces panoplies, et charmé par la beauté des couleurs et des motifs.

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Grâce à Talivera, entrez vraiment dans le monde des Daimyos: profitez d’une visite de l’exposition organisée par un guide conférencier (trois lieux) suivie d’une activité conviviale
à découvrir bientôt sur le site https://talivera.fr/

« Daimyo, seigneurs de la guerre au Japon » à découvrir à l’hôtel d’Heidelbach, au musée Guimet et au Palais de Tokyo jusqu’au 13 mai 2018.

Elisa BRUEL

 

Visuels:  palaisdetokyo.com   connaissancedesarts.com

Le Petit-Maître corrigé à la Comédie Française

Jusqu’au 12 avril, la Comédie-Française présente « Le Petit-Maître corrigé » de Marivaux, et c’est un vrai défi que Clément Hervieu-Léger a relevé en mettant en scène une comédie écrite en 1734 pour la troupe, mais qui ne fut guère représentée plus de deux fois…

A première vue, une longue pièce (2h10), intense en péripéties, mais qui marque un retour au classique, joyeux et léger, qui fait naître le sourire – et même le rire – sur nos lèvres plus d’une fois. L’humour de Marivaux est bien là, et la troupe au jeu d’acteur toujours impressionnant confirme le travail et le talent des comédiens, ainsi que la qualité des mises en scène de la Comédie Française.

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Tout paraît d’époque, on se croirait avoir reculé de 4 siècles, puis on se rend compte qu’il est finalement naturel de s’identifier aux intrigues qui se déroulent sur la scène, bien qu’elles paraissent lointaines.pushlepetitmaitrecorrige1718-08

On se rend compte alors que la pièce met ici le XVIIIe siècle en résonance avec notre époque. En effet, il est question de mariage, et ces noeuds amoureux et autres ébullitions de sentiments, par les attitudes des personnages, nous font indéniablement reconnaître celles d’aujourd’hui.
Il est en fait question des différences de comportement selon le milieu. Ainsi, les différents entre parisiens et provinciaux y sont parfaitement visibles, dans la mode, le ton qu’on emploie, et autres habitudes propres à une éducation.pushlepetitmaitrecorrige1718-05

Et là est bien le sujet traité par Marivaux: un petit maître, prétentieux et élégant, que les autres personnages ne manqueront pas de corriger…

Bien que le metteur en scène aie choisit de tout garder de l’époque, la scénographie nous montre un décor très épuré de dunes ondulantes ; et l’on devine la volonté de ne rien transposer dans la modernité, pour justement proposer quelque chose de neutre, souligner l’atemporalité de la pièce, et renforcer le lien entre Marivaux et nous.

Une représentation joyeuse mais profonde, qui laisse une forte impression tout en laissant place à la réflexion.

Juliette Guyon

Visuels : © Vincent Pontet

Le Petit-Maître corrigé
du 23/02/2018 au 12/04/2018
Comédie Française Paris
SALLE RICHELIEU
1 PLACE COLETTE
75001 – PARIS

https://www.comedie-francaise.fr

Redécouvrez « Art » de Yasmina Reza au théâtre Antoine

vz-50ebbbf9-3077-40cb-b355-98a09fbda6d5Serge, Marc et Yvan sont amis depuis des dizaines d’années. Ils ont plus ou moins les mêmes centres d’intérêt, ont plus ou moins réussi socialement, se voient plus ou moins souvent. Et pourtant, il suffira d’un tableau blanc à motifs blancs pour que tout vole en éclats, pour que les trois hommes se déchirent à coup d’insultes et s’assènent des vérités enfouies depuis bien trop longtemps.

Ce court résumé vous rappelle quelque chose que vous avez lu, dont vous avez entendu parler ou même que vous avez déjà  vu? Rien d’étonnant : « Art » de Yasmina Reza, est une pièce acclamée, traduite en plus de trente langues, ré-éditée de nombreuses fois et jouée dans les plus prestigieux théâtres. On pourrait donc croire qu’en allant voir « Art » dans la sublime salle du théâtre St Antoine, on va assister à  du « déjà  vu », or c’est une redécouverte totale. Chacun sort ébahi et satisfait comme après un spectacle totalement nouveau.TheatreGalerie.192.710x0

En effet, le metteur en scène Patrice Kerbrat et son talentueux trio d’acteurs transcendent le texte de Reza et donnent à  la pièce un réalisme unique. La diction est réfléchie, la gestuelle est savante, on rit, on pleure, c’est profondément humain.

Les trois comédiens Charles Berling, Jean-Pierre Darroussin et Alain Fromager se surpassent pendant quasiment deux heures pour nous offrir une performance incroyable. Leur humanité emplit la scène blanche et épurée, et gagne tous les spectateurs. On se laisse emporter au plus profond de l’amitié de ces trois hommes, et seuls les éclats de rire du public nous rappellent encore que nous sommes devant une pièce de théâtre.

« Art », une mise en scène de Patrice Kerbrat avec Charles Berling, Jean-Pierre Daroussin et Alain Fromager, au Théâtre Antoine (10e arrondissement).

Elisa BRUEL

Le charme de l’Ile Saint Louis…

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On traverse souvent  l’île Saint-Louis sans trop y porter d’attention, simple passage pour franchir la Seine. En effet, elle est souvent éclipsée par sa voisine, l’île de la Cité, et ses incroyables édifices comme la Sainte Chapelle ou Notre-Dame de Paris. Pourtant, cette petite île d’à peine plus de dix hectares fait partie de ces lieux qui regorgent de secrets, d’endroits insolites et de chef d’œuvres architecturaux souvent méconnus. Il suffit de lever les yeux pour tomber nez à nez avec des gouttières somptueusement décorées, un clocher d’église unique en son genre ou des plaques commémorant la présence de personnalités ayant marqué leurs époques.

Chaque quartier a son histoire, mais celle de l’île Saint-Louis est particulièrement riche.

En un peu moins de deux heures, Talivera vous propose une plongée dans l’univers de l’île Saint-Louis, un lieu qui, en moins de quatre siècles, est passé d’un champ où les vaches paissaient à l’un des quartiers les plus prisés de Paris.

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Là où vous ne verriez qu’un beau quartier, notre guide conférencière vous invite à la visite d’un véritable musée à ciel ouvert. Chaque rue, chaque bâtiment, chaque quai est porteur d’une histoire, d’une époque perdue, d’un amour brisé ou d’un secret. On apprend par exemple l’histoire de  l’un des plus anciens cafés de Paris, fermé suite à l’édition de pamphlets contre  Philippe II d’Orléans, et  plus tard théâtre d’une tentative d’assassinat contre Robespierre, aujourd’hui devenu un club de jazz . Quelques mètres plus loin, on découvre l’hôtel particulier Lauzun, témoin de l’amour malheureux de son propriétaire ou encore le premier salon de thé ouvert par le célèbre glacier Berthillon.

Et le charme de l’île Saint-Louis ne s’arrête pas là, au contraire. Sa vie est aussi dans ses vieux magasins artisanaux, ses bibliothèques remplies de livres anciens et dans ses petits cafés chaleureux. Une atmosphère unique y règne, on s’y sent appartenir à un ensemble. C’est un village dans la ville, un havre de paix qu’il est difficile de décrire.

Comme un témoin du temps qui passe, l’île Saint-Louis garde en elle une trace de chaque époque qui l’a construite. Elle nous invite à un voyage unique, plein de nostalgie et d’émerveillement. Laissez-la vous emporter !

20180106_172138[1]aAutour d’un bon vin chaud, la visite se prolonge dans un café-restaurant très chaleureux ou nous prenons plaisir en équipe à jouer sur les célébrités d’hier à aujourd’hui de l’Ile Saint Louis. On reprend avec la guide certains des sujets abordés durant la balade et on en aborde encore des nouveaux ! Bien plus qu’une visite, bien qu’une balade commentée, une belle après-midi, un voyage dans l’histoire, une évasion à plusieurs, une expérience culturelle enrichissante et sympathique !

Réservez votre balade parisienne Talivera sur le site : https://talivera.fr/balade-parisienne/312-l-ile-saint-louis-légendes-urbaines-au-coeur-de-paris.html

Elisa Bruel (janv.2018)

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Evasion culturelle dans le Moyen-Age

C’est au cœur du Quartier Latin de Paris, près des grandes Universités, qu’on trouve le musée de Cluny qui nous plonge dans l’univers du Moyen-Age. De « La Dame à la licorne » aux vitraux de la Sainte-Chapelle en passant par des pièces d’orfèvrerie finement travaillées, le musée propose un aperçu des techniques, prouesses et créations des artistes de cette époque. Unique en son genre dans la capitale, cet ancien hôtel privé des abbés clunisiens présente aujourd’hui aux visiteurs de nouvelles facettes du Moyen-Age. On y découvre des œuvres fines, délicates et pleines de sens qui tranchent avec l’image négative qu’on voit parfois attribuée à cette période.

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Dans ce but, le musée propose en ce moment son exposition intitulée « Le verre, un Moyen-Age inventif ». Ce parcours thématique illustrant les manières d’utiliser le verre permet de découvrir des créations de verres plats et verres creux ainsi que leurs usages : se succèdent donc de délicats verres à pied, des vitraux, des lampes ecclésiastiques, des reliquaires richement incrustés d’émaux…

ClunyC’est surtout l’effort de contextualisation des objets qui fait la force de l’exposition. En effet, la plupart des œuvres sont accompagnées d’une image ou d’une citation mettant en scène chaque objet. Ce double niveau de lecture permet de rendre les œuvres vivantes et de les replacer dans leur véritable contexte d’utilisation. Cette scénographie redonne toute sa valeur au Moyen-Age, période souffrant encore trop souvent d’une image négative.

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La finesse à couper le souffle des verres, la variété des décors ou la virtuosité des techniques sont autant de preuves du caractère exceptionnel des artistes médiévaux.

#Exposition : « Le verre, un Moyen-Age inventif » au musée Cluny jusqu’au 08 janvier 2018.

N’hésitez-pas à emmener vos enfants pendant les vacances d’hiver !

Elisa Bruel – Etudiante Ecole du Louvre

Victor Hugo, entrez dans l’intimité du grand homme !

Parcours découverte : Visite guidée suivie d’un café-échange entre 13 participants. 

Voici que par un froid tenace, un groupe de courageux curieux s’est rassemblé sur la place des Vosges. Préambule à toute évocation de la vie de l’auteur le plus populaire, cette ancienne place royale rappelle de grands événements de l’histoire de France et la vitalité de tout un quartier : le marais. Du XVIIe siècle à nos jours, il a su se réinventer et accueillir des générations de brillants artistes dont Victor Hugo qui y a passé pas moins de 16 années de sa vie, sans doute parmi les plus heureuses !
Passées les arcades, on se retrouve bien au chaud dans sa maison.  La découverte de cette vie bien remplie a été permise par la visite des salles qui recréent l’appartement de la famille Hugo. Des débuts de carrière, où l’insolence le dispute au génie, à l’exil et au deuil, il n’y a guère qu’à passer une porte. Mais quelle chance ! QuelquMaison Victor Hugoes pas de plus conduisent les 13 participants à la sortie dans les souvenirs du vénérable grand père, adoré de ses petits enfants et de toute une nation qui le célèbre comme un héros digne d’Homère.

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À chaque nouvelle étape du parcours, ce sont des souvenirs de famille qui resurgissent, photographies, portraits peints, manuscrits, menus objets offerts ou même fabriqués par le poète pour ses enfants ou sa maitresse, Juliette Drouet… Cette même maitresse dont on découvre le salon chinois, rapporté de Guernesey pour habiller les murs de l’appartement parisien tant ils rappellent ceux de Hauteville House, la demeure britannique du poète. Et que serait Hugo sans ses fantaisies ? Le mobilier chiné ici et là, démonté et remonté pour le plus grand plaisir du bricoleur, les petites figurines de céramique et les jeux de mots ou encore les énigmes cachés dans le décor.

L’émotion qui nous gagne à la vue de la chambre où cette force de la nature a vécut ses dernières heures sonne la fin de la visite et nous voilà partis pour le début d’échanges de sensations entre les participants.

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Du grand homme nous relevons surtout sa prestance, sa longue carrière et ses succès précoces, sa vie amoureuse mouvementée, sa curiosité et l’énergie employée dans toutes les branches de la création, son engagement politique, l’amour porté à sa famille, ses chagrins enfin et son statut d’icône de la culture française, un monument !
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Une belle évasion culturelle et littéraire à l’image de l’homme de lettres, curieuse, polyphonique et pleine d’énergie !

Guenièvre Kervelle Delachaussée, guide-conférencière

(Sortie culturelle du samedi 13 décembre 2017 après-midi)

Sortie au théâtre pour de l’insolite et en rugir !

LES DEUX FRERES ET LES LIONS

De Hédi TILLETTE DE CLERMONT-TONNERRE

Acclamé au festival d’Avignon de 2015, « Les deux frères et les lions » est en tournée dans toute la France et au théâtre de poche de Montparnasse jusqu’au 31 décembre 2017. Allez-y vite !

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C’est l’histoire vraie de deux jumeaux issus d’une banlieue londonienne pauvre qui, à force de travail et d’investissements, mais surtout grâce à une parfaite entente, bâtissent l’empire dont ils ont toujours rêvé. Assis sur leurs fauteuils, une tasse de thé à la main, ils nous font part du récit de leur vie, de leur première paye à la construction de leur château à la mode des demeures britanniques du XVIe siècle sur Brecqhou, paradis fiscal des îles anglo-normandes.

C’est l’histoire vraie de deux jumeaux qui, par un concours de circonstances et motivés par des intérêts personnels, dénoncent et réforment le dernier régime féodal d’Europe et ses lois sexistes et archaïques.

C’est l’histoire vraie de deux jumeaux d’une famille d’origine écossaise, pauvre et nombreuse, et qui, persuadés qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes, décident de prendre leur revanche sur une société qui ne leur a pas donné une chance. Ils s’entêtent, presque de manière adolescente, à abattre chaque personne qui, un jour, les a dominés ou méprisés.

A travers le prisme de la vie de ces hommes, Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre et Lisa Pajon nous emportent dans l’univers sans pitié du capitalisme, dénoncent des lois coutumières encore en vigueur en 2010 sur les îles anglo-normandes (lois qui privaient les femmes d’héritage et permettaient à leurs maris de leur crever un œil entre autres) et nous plongent dans la psychologie complexe des jumeaux.

Développer autant d’aspects d’une histoire en un peu moins d’une heure est un pari risqué, la pièce aurait facilement pu ressembler à un brouillon, à une énumération d’idées inabouties. C’était sans compter sur la main de maître d’Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre et son talentueux duo avec Lisa Pajon. En effet, grâce à une sublime maîtrise de la narrativité et un savant équilibre entre silences pleins de sens et scènes d’euphorie, on se trouve face à un tableau dans lequel chaque élément a une fonction précise, et on sort du théâtre avec un sourire mélancolique aux lèvres.

Elisa BRUEL, étudiante Ecole du Louvre