La comtesse Greffulhe, un personnage complexe…

Expo Galliera
Une robe qui a du style, Maison Worth, robe aux lys  © L. Degrâces et Ph. Joffre/ Galliera/ Roger-Viollet

Hier a eu lieu la visite guidée de l’exposition au Palais Galliera « La mode retrouvée, les robes-trésors de la comtesse Greffulhe ». Commentée par MS Perret, chacun a pu découvrir la vie fascinante de cette femme extraordinaire qui a su mettre à profit sa position et sa beauté.

Allez voir vite cette exposition! Car elle se termine le 20 mars 2016. Vous pourrez admirer ses robes griffées, véritables oeuvres d’art personnalisées qui nous transportent et nous font imaginer la « souveraineté » de la comtesse sur le Gotha du tout Paris de l’époque.

La plus belle femme de Paris était aussi une femme avant-gardiste qui mena des combats pour la promotion de spectacles, la cause des femmes et contribua, en levant des fonds, aux travaux scientifiques de Marie Curie.

Il était bien temps de lui rendre hommage avec cette exposition et, surtout, en dehors du personnage de la duchesse Guermantes du roman « A la recherche du temps perdu »  de Marcel Proust qu’elle a inspiré.

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Pause gourmande et discussion: mode ou apparat ?

La prolongation de la visite guidée, pour le plaisir d’une pause gourmande mais également pour partager nos impressions, était vraiment intéressante. Pour certains, la comtesse Greffulhe était surtout une femme de pouvoir. D’autres ont opté pour dire que la comtesse Greffulhe était finalement une femme intelligente, pragmatique et moderne… Une femme étincelante, certes, mais aussi une femme de caractère et un peu égocentrique avec l’épisode de sa fille.

Complexe dites-vous cette personnalité ?

Nous avons ensuite échangé sur l’importance de l’habit. On peut dire que la féminité dans les tenues n’est pas toujours d’aussi bon goût aujourd’hui ! Pourtant la mode s’est démocratisée et n’est plus réservée à une seule élite. Vous avez dit « dress code » dans le monde du travail ? Eh bien, oui, il existe d’une certaine façon et a évolué heureusement ! Il faut savoir que la femme ne pouvait pas porter de pantalon au travail et ce, encore en 1980 dans certaines entreprises…

En tout cas, certaines seraient d’accord pour emprunter une de ses magnifiques robes, à traîne ou année 20… pour une soirée, pour se mettre à l’honneur, comme les Espagnoles ou les Italiennes qui se changent pour leur soirée. Par contre, se changer 5 fois par jour, on évitera. On aime les belles robes mais aussi le côté pratique…

 

Retour sur Bettina Rheims !

Le groupe Talivera écoutant attentivement le conférencier
Le groupe Talivera écoutant attentivement le conférencier © L. Lenglart (photo)
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Une discussion autour du « Genre » avec le groupe © G. Héras (photo)

 

Samedi 13 février a eu lieu la sortie « Talivera » avec la visite guidée de l’exposition Bettina Rheims à la Maison Européenne de la Photographie. Trois étages sont consacrés à cette photographe qui exprime son art par une vision voluptueuse, érotique et presque sacralisée de la femme… du corps nu de la femme.

A travers de grands formats, on admire les portraits de mannequins, de parfaites inconnues ou d’actrices, tels que ceux réalisés de Charlotte Rampling, par exemple, où Bettina Rheims a su retranscrire la beauté froide mais fragile de son modèle.

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La série « Héroïnes », Bettina Rheims © G. Héras (photo)

La visite guidée était menée par un conférencier qui a su capter notre attention et nous expliquer brillamment le travail de la photographe: son angle d’approche de la nudité, ses influences artistiques (Marcel Duchamp, une comparaison des corps des dessins d’Egon Schiele avec ceux de Bettina n’était pas dénuée de tout intérêt), sa provocation dans le choix des sujets et une utilisation baroque de la couleur.  Celle qui ne travaille qu’en studio et en collaboration avec des scénaristes ou critiques d’art (son ex-mari Serge Bramly) a su également sortir des sentiers battus en réalisant une série photographique sur des femmes en prison. Là, elle donne un regard différent et met au même niveau ces femmes aux mannequins qu’elle photographie.

La femme est en effet son sujet de prédilection et ce qui est étonnant c’est que l’on ne trouve qu’un seul portrait masculin, celui de Mickey Rourke qui, pour elle, est le parfait « mauvais garçon ». Et il n’est pas nu ! La plupart de ses portraits montrent des modèles nus dans des poses et accessoires provocants: on passe du sado-masochisme, du suggestif, de l’érotique au mélange des genres « masculin-féminin »… Tout un cycle y est d’ailleurs consacré et s’appelle « Modern Lovers » : homme devient femme ou femme devient homme ?Provocation ou non avec sa série « I.N.R.I » ? Nudité érotique ou porno chic avec des photos plus que suggestives dans une salle particulière réservée au moins de 18 ans ?

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La série « Modern Lovers », Bettina Rheims © G. Héras (photo)

Autant de questions qui font de la photographie de Bettina Rheims un art ou un… scandale ? A vous d’en juger !

 

François Kollar : profession reporter industriel

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Demain  mardi 9 février débute l’exposition « François Kollar, ouvrier du regard » au Jeu de Paume. Des clichés où se mêlent industrie et mode, car, oui, l’art de François Kollar ouvre notre regard sur deux domaines dans lesquels le photographe a excellé : le journalisme industriel et la photographie de mode.

 

Kollar photographie aussi bien pour des commandes de chantiers aux usines, de paysages ruraux ou industriels que des réalisations de style ou d’élégance pour de grands maisons de couture comme Chanel ou Schiaparelli.

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Escalier chez Chanel, François Kollar, 1937 © Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont

Tout son oeil de photographe étonnant se retrouve dans les 130 tirages d’époque que l’on peut admirer: de la mise en scène subtile, sensible à la forme et à la lumière, aux jeux de solarisation/ surimpression jusqu’à un équilibre mesuré jouant sur les clairs-obscurs, voilà le style « François Kollar »…

A vous de découvrir cette double facette de ce photographe: mode ou industrie ? Difficile quand on s’aperçoit que même une usine ou un modèle sont autant l’une que l’autre des petits bijoux de joaillerie… Qu’en pensez-vous ? C’est le moment de venir en discuter autrement…

 

 

Photographies : © Bouche du tunnel Sainte-Catherine, vers Sotteville-lés-Rouen, Rouen, 1931-1932, Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont/ Alsthom : assemblage des volants alternateurs de Kembs. Société Alsthom. Belfort (Territoire de Belfort), 1931-1934, Bibliothèque Forney, Roger-Viollet.

« Les Liaisons dangereuses »: Entre amour et désir

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Vincent Pérez et Dominique Blanc (c) T. Depagne

Qui ne connaît pas ce roman épistolaire et sulfureux aux multiples adaptations ? On ne peut pas oublier celle du cinéaste Stephen Friars avec des interprétations magistrales de Glenn Glose en Marquise de Merteuil et de John Malkovich en Valmont.

Publié en 1781 par Choderlos de Laclos, alors capitaine de l’armée, son oeuvre, de son vivant, rencontra un succès immédiat mais fit aussi scandale. Au théâtre de la Ville, c’est la metteuse en scène Christine Letailleur qui adapte ce récit d’aventures libertines avec respectivement pour acteurs Dominique Blanc en Mme de Merteuil machiavélique et Vincent Pérez, en Valmont séducteur-destructeur.

En gardant la langue du XVIIIème siècle, c’est un dialogue de cinq visions de l’amour sur fond de costumes de l’époque… La pièce est aussi vivante et rythmée, à l’image du roman de Laclos.

Un dialogue que l’on peut également poursuivre en partageant vos impressions autour de cette vision du jeu et du désir autour d’un dîner gourmand.

Beauté littéraire ou actualité du sujet ? A vous d’en discuter…

Le papier peint… Démodé ?

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Qui a dit que le papier peint est démodé ? La réponse est : « Non, il est très tendance ! ». Les Arts décoratifs le prouve en proposant cette exposition : « Faire le mur. Quatre siècles de papiers peints ». Une collection incroyable de 300 pièces qui montrent des motifs originaux, des trompe-l’oeil, de l’architecture ou des paysages… Autant de thèmes qui définissent le style et les tendances des époques.

Quand on pense au papier peint, on imagine celui posé sur les murs de nos grands-mères… Et on ne peut pas dire qu’ils étaient tous de très bon goût…  Aujourd’hui, il est devenu le support de nouveaux matériaux comme le cuir, le carton ou le métal et attire de nombreux créateurs ou stylistes (Jean-Charles de Castelbajac, Christian Lacroix…) qui l’utilise dans leurs productions.

Laissez-vous tenter par cette expérience et venez échanger vos commentaires et impressions sur cette exposition. Vous allez changer d’avis sur le papier peint !

Photos: (c) Les Arts décoratifs

Une femme photographe… Bettina Rheims

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Karolina Kurkova, 2001, (c) Bettina Rheims

Depuis le 27 janvier, la Maison Européenne de la Photographie propose une exposition sur 40 ans de photographies de Bettina Rheims. Sur les 3 étages du musée, on regarde et on admire les clichés de femmes célèbres ou pas… Sans chichis, d’une manière sensuelle, érotique parfois, Bettina Rheims dévoile son oeil de photographe sur le corps féminin.. Un regard porté sur LA femme… tout simplement.

Talivera vous propose de partager cette expérience et de vous accompagner à la découverte de son oeuvre le 13 février à 15h (visite guidée + salon de thé). Alors partageons ensemble autour d’un café gourmand vos impressions et commentaires.
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=L466qFI8nf4]

Bettina Rheims by Serge Bramly