Netsuké et Kakiemon… Parlez-vous japonais ? Oui au musée d’Ennery !

Une sortie japonisante à Paris, où ça? Au musée d’Ennery…

Le groupe Talivera attentif au explication de Constance, la guide conférencière
Le groupe Talivera attentif aux explications de Constance, la guide conférencière © L. Lenglart

Quel est donc ce musée secret avec sa collection insolite d’objets d’art venant du pays du Soleil levant ?

Appartenant à l’institution Guimet, le musée d’Ennery est un hôtel particulier qui fut la demeure d’Adolphe Philippe d’Ennery (1811-1899), journaliste, romancier et dramaturge, et de sa femme Clémence d’Ennery. Afin de se divertir et pour trouver une occupation, celle-ci s’est pris de passion pour l’art d’Extrême-Orient. Elle a rassemblé tout au long de sa vie une collection de près de 7 000 œuvres comprenant masques, coffres spéciaux ou autres bibelots.

Première impression: on est saisi par l’originalité du lieu. Clémence d’Ennery a légué sa collection à l’Etat mais à une seule condition: elle doit rester telle qu’elle l’avait conçu. Incroyable, rien n’a bougé depuis plus d’un demi-siècle !

La richesse des objets d’arts venant du Japon et de la Chine nous transporte réellement dans un univers insolite où se côtoient mythologies et chimères… Exposés au coeur des appartements privés sur des meubles originaux spécialement commandés à cet usage, on assiste à une vraie mise en scène des ébénistes, orchestrée par Clémence d’Ennery.

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Vitrines des objets d’art… Etonnant non ? © D.R.

Au fil de la visite, on apprend ce que sont des netsuké ou figurines de pierre dure, ce qu’est le style Kakiemon dans les porcelaines émaillées représentant des poupées.

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Netsuke et autres objets © L. Lenglart

Une vraie découverte tout à fait insolite au coeur de Paris et un musée pas comme les autres… L’histoire, somme toute, d’une collection au féminin… Un voyage au coeur de l’art et de la culture de l’Extrême-Orient…  Aucun doute, on y retournera !

Le Vide – Essai de Cirque : le mythe de Sisyphe revisité…

Samedi 7 mai : sortie Talivera au théâtre Monfort pour « Le Vide – Essai de cirque »

Spectacle ou performance ?

L’on s’interroge… Dans les 2 cas, vous en sortirez presque différent. Il est 20 h 00 et le public, venu nombreux ce soir, est là qui attend pour rentrer sous le chapiteau.

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La foule qui attend ! © L. Lenglart
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Le mythe de Sisyphe… © L. Lenglart
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La chute inlassable… © L. Lenglart

La salle est comble, des cordes sont suspendues sous le chapiteau. Que va t-il se passer ? Quelqu’un va-t-il monter à la corde pour en redescendre ensuite ? Un numéro de cirque ?

Le spectacle commence… Attentifs, nous regardons l’acteur qui débute son numéro doucement… Quelques rires s’échappent, puis on se met à la place du monteur de corde : sensation d’admiration, de peur, de courage et de persévérance … Monter, remonter, faire, refaire, et refaire encore, atteindre le haut et recommencer…

Une saisissante approche du mythe de Sisyphe avec une belle « chute » apportée par la rapidité d’un « roller skate man ».

Un spectacle profond, des figures acrobatiques pleine de sens. Un autre regard sur l’absurdité du geste et la persévérance ? La volonté de continuer… Est-elle réussie ? A vous de le découvrir car cela vous manquera si vous n’y allez pas.

Après cette performance insolite, nous avons profité de la terrasse extérieure du théâtre Montfort. Une belle fin de soirée assurément !

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Terrasse au coucher du soleil © L. Lenglart

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