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Exposition événement au Musée Maillol: FOUJITA, un artiste franco-japonais hors du commun !

Une exposition qui retrace bien la période des années folles

A l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort, le musée Maillol organise une exposition particulièrement riche de l’œuvre de Foujita. Elle concerne la période allant de 1913 à 1931.L’exposition est organisée par thèmes (les paysages, les nus, les enfants…) et permet de se plonger dans l’univers des années folles grâce à de petits films judicieusement choisis. On retrouve l’ambiance de Montparnasse et de ses fêtes décadentes, des journées ensoleillées à Deauville appelé alors le 21ème arrondissement de Paris. Le krach boursier de 1929 mettra un terme à ces années d’insouciance.

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Foujita : une vie incroyablement riche, une personnalité attachante

Foujita a vécu plusieurs vies en une. Sa première vie commence au Japon. Foujita (de son vrai nom Fujita) nait en 1886 à Tokyo. Il apprend le français dès son plus jeune âge. Il perd sa mère à l’âge de 4 ans, ce qui explique sans doute pourquoi il peindra des jeunes enfants avec la peau très blanche, le blanc étant la couleur du deuil au Japon.

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Son père, médecin de l’armée impériale japonaise, accepte de l’inscrire à l’école des Beaux-Arts de Tokyo. En 1913 débute sa deuxième vie, celle à laquelle est consacrée l’exposition.  Il arrive à Paris et s’insère très rapidement dans le milieu avant-gardiste des peintres de l’époque. Il installe son atelier à Montparnasse et se lie avec Picasso, Modigliani, Soutine, Derain, Matisse….. Dès le début, il connait le succès et la gloire et devient l’un des artistes les plus en vue et les mieux payés.

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Il se dote d’un style caractéristique : coupe au bol, lunettes rondes, boucles d’oreille, vêtements qu’il confectionne lui-même. Derrière cette apparence de dandy aimant faire la fête, se cache un travailleur acharné. Foujita travaillait 12 à 15 heures par jour et personne n’avait le droit d’entrer dans son atelier à part ses chats.

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Une œuvre d’une virtuosité exceptionnelle, marquée par son attachement à la fois à l’Orient et l’Occident

Foujita s’inspire de l’art étrusque, de la Renaissance italienne et de ses madones aux tons rouges et bleus sur fond doré, qu’il patine au galet. On observe dans ses œuvres des références évidentes à Michel-Ange mais aussi à Rodin.

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Les femmes qu’il peint ont des caractéristiques communes : peau très blanche, long cou, yeux en amande, petite bouche, nez long et asymétrique comme chez Modigliani.

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Cette période des années folles est caractérisée chez Foujita par une technique particulière, proche de la peinture sur ivoire. Son œuvre est toute en transparence, à tel point que ses huiles ressemblent à des aquarelles.  Foujita utilise une technique japonaise, le sumi, une encre noire pour dessiner les contours.

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Notre guide Sandra a réalisé une visite passionnante d’un bout à l’autre. Grâce à l’utilisation de la tablette permettant des agrandissements, elle a pu nous montrer la précision du trait et la richesse des détails de l’œuvre de Foujita. Sandra a également très bien retracé le milieu artistique des années folles et la personnalité de Foujita, artiste d’une grande générosité.

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Et avec les beaux jours, il est bien agréable de prolonger le plaisir et de partager ses avis en faisant une pause au café-terrasse Maillol !

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Hélène Lafougère, animatrice

#exposition #Paris « Foujita, peindre dans les années folles » jusqu’au 15 juillet 2018.

@museemaillol Musée Maillol, 61 rue de Grenelle 75007 Paris

Pour plus de détails sur nos sorties culturelles, rendez-vous sur le site de Talivera dans les sorties expositions Paris: https://talivera.fr/3-exposition-paris

Pour être informé des prochaines visites de l’exposition Foujita, vous pouvez nous contacter à : [email protected]

Exposition Kupka au Grand Palais

Qui est Kupka ?

Peintre tchèque (1871-1957), professeur à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Prague (1922-1924), il est un des pères de l’abstraction avec notamment, Kandinsky, Malevitch, Delaunay.

Jusqu’au 30 juillet, le Grand Palais présente une rétrospective incontournable de l’artiste, une occasion unique de saisir son oeuvre et de se laisser prendre par sa vérité. #exposition « Kupka, Pionnier de l’abstraction ».

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L’exposition, très complète, retrace tout le parcours artistique du peintre, innovant et coloré, évoluant dans un univers constamment changeant. Elle montre l’impressionnante évolution de son oeuvre à travers ses petits formats et illustrations de revues jusqu’aux immenses compositions abstraites qui l’ont rendu célèbre.

On comprend le cheminement philosophique qu’eut l’artiste quant à l’idée d’absolu que devait incarner sa peinture. Après des débuts aux tons symbolistes, il commence à se démarquer par ses travaux sur la décomposition de la lumière, mais tout en restant dans le domaine figuratif. Dès le début, on voit son goût pour les couleurs franches, presque irréelles, et les contrastes marqués. Progressivement, son oeuvre plonge vers l’abstraction.

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Finalement, l’artiste se retrouve convaincu que l’art qui cherche à rendre compte de la réalité n’est qu’une hypocrisie, et décide que le sien ne représentera plus que des concepts nouveaux, des images irréelles qui ne chercheront en rien à montrer ce que l’oeil voit. Son lien très particulier à la musique l’inspirera d’autant plus pour ses compositions tournoyantes et ondulantes …

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La scénographie est simple – de grands espaces aux murs blancs – mais laisse justement la place aux oeuvres de se déployer pleinement dans l’espace. On a envie de se perdre dans les couleurs et les textures dans lesquelles nous plonge Kupka, et on a du mal à quitter des yeux ces « paysages » envoûtants.

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Article écrit par :

Juliette Rose Guyon, étudiante à l’Ecole du Louvre.

Lundi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 10h à 20h.
Mercredi de 10h à 22h.

Plus de détail et pour réserver une sortie avec visite guidée privée par notre conférencière : https://talivera.fr/exposition-paris/336-kupka-pionnier-de-l-abstraction.html

Pour une sortie privée ou une sortie en groupe autour de l’exposition, nous contacter.

Daimyo, Seigneurs de la guerre

« Il y a, dans une alcôve à demi-obscure, dressée sur un chevalet, l’armure des Hisamatsu ; et le casque qui la surmonte est si effrayant dans l’ombre, qu’on croit voir l’apparition soudaine d’un ancêtre mécontent, fronçant le sourcil » André Darçais, Revue des deux mondes, 1922

On caractérise bien souvent la culture du Japon grâce aux mangas, aux samouraïs ou à la pop culture, mais peu d’entre nous connaissent réellement l’histoire de l’archipel nippon.
Une exposition nous offre en ce moment l’occasion de découvrir une partie de cette culture à travers la figure des « Daimyo, seigneurs de la guerre au Japon ».

Les Daimyos étaient des gouverneurs très puissants appartenant à la noblesse japonaise moyenâgeuse. Ils sont des figures clés de l’histoire féodale du Japon, et ont notamment marqué les esprits grâce à leurs célèbres armures. Ces panoplies guerrières, symboles de la puissance de Daimyos et de leur clan, sont la preuve d’une grande maîtrise technique mais aussi de la virtuosité esthétique de ce peuple. Chaque détail de l’armure est le reflet d’un choix politique réfléchi.
De façon très originale, cette exposition mettant à l’honneur les armures de ces seigneurs est répartie sur en trois lieux situés à cinq minutes à pied les uns des autres. Le musée Guimet et l’hôtel d’Heidelbach rendent hommage aux traditions japonaises en plaçant, dans une ambiance tamisée, les armures en position assise comme le faisaient les Daimyos lors de leurs cérémonies. Le Palais de Tokyo, lui, offre une scénographie radicalement décalée, plus moderne et novatrice avec « Le corps analogue », un espace ultra-moderne où technologie et tradition sont confrontées. Le tout est imaginé par George Henry Longly, artiste contemporain et collectionneur britannique.

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Dans ces 3 présentations complémentaires, l’esprit des Daimyos est toujours présent. Malgré les différences des lieux, des ambiances et des époques qui sont proposées, les visiteurs évoluent dans une atmosphère étonnante, presque magique, créée par ces armures imposantes qui incarnaient la présence du seigneur dans sa maison en cas d’absence et qui impressionnent encore aujourd’hui. On est intimidé devant le caractère majestueux de ces panoplies, et charmé par la beauté des couleurs et des motifs.

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Grâce à Talivera, entrez vraiment dans le monde des Daimyos: profitez d’une visite de l’exposition organisée par un guide conférencier (trois lieux) suivie d’une activité conviviale
à découvrir bientôt sur le site https://talivera.fr/

« Daimyo, seigneurs de la guerre au Japon » à découvrir à l’hôtel d’Heidelbach, au musée Guimet et au Palais de Tokyo jusqu’au 13 mai 2018.

Elisa BRUEL

 

Visuels:  palaisdetokyo.com   connaissancedesarts.com

Evasion culturelle dans le Moyen-Age

C’est au cœur du Quartier Latin de Paris, près des grandes Universités, qu’on trouve le musée de Cluny qui nous plonge dans l’univers du Moyen-Age. De « La Dame à la licorne » aux vitraux de la Sainte-Chapelle en passant par des pièces d’orfèvrerie finement travaillées, le musée propose un aperçu des techniques, prouesses et créations des artistes de cette époque. Unique en son genre dans la capitale, cet ancien hôtel privé des abbés clunisiens présente aujourd’hui aux visiteurs de nouvelles facettes du Moyen-Age. On y découvre des œuvres fines, délicates et pleines de sens qui tranchent avec l’image négative qu’on voit parfois attribuée à cette période.

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Dans ce but, le musée propose en ce moment son exposition intitulée « Le verre, un Moyen-Age inventif ». Ce parcours thématique illustrant les manières d’utiliser le verre permet de découvrir des créations de verres plats et verres creux ainsi que leurs usages : se succèdent donc de délicats verres à pied, des vitraux, des lampes ecclésiastiques, des reliquaires richement incrustés d’émaux…

ClunyC’est surtout l’effort de contextualisation des objets qui fait la force de l’exposition. En effet, la plupart des œuvres sont accompagnées d’une image ou d’une citation mettant en scène chaque objet. Ce double niveau de lecture permet de rendre les œuvres vivantes et de les replacer dans leur véritable contexte d’utilisation. Cette scénographie redonne toute sa valeur au Moyen-Age, période souffrant encore trop souvent d’une image négative.

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La finesse à couper le souffle des verres, la variété des décors ou la virtuosité des techniques sont autant de preuves du caractère exceptionnel des artistes médiévaux.

#Exposition : « Le verre, un Moyen-Age inventif » au musée Cluny jusqu’au 08 janvier 2018.

N’hésitez-pas à emmener vos enfants pendant les vacances d’hiver !

Elisa Bruel – Etudiante Ecole du Louvre

L’art du pastel au Petit Palais

Odilon Redon, Vieil Ange, 1892-1895 © Petit Palais / Roger-Viollet
Odilon Redon, Vieil Ange, 1892-1895 © Petit Palais / Roger-Viollet

Pour la première fois, jusqu’au 8 avril 2018, le Petit Palais présente une sélection de près de 150 pastels, qui se caractérise par sa grande diversité stylistique.
Nous admirons ainsi des œuvres de Berthe Morisot, Auguste Renoir, Paul Gauguin, Mary Cassatt et Edgar Degas, ou encore d’artistes symbolistes comme Alphonse Osbert ou Émile-René Ménard, ainsi qu’un ensemble absolument remarquable d’œuvres d’Odilon Redon.

L’exposition interpelle donc par l’étendue des styles représentés, nous proposant ainsi un panorama exhaustif des principaux courants artistiques de la seconde moitié du XIXe siècle; mais aussi par l’originalité de la technique mise à l’honneur, souvent renvoyée au deuxième plan dans les espaces d’exposition classiques. Une technique plus qu’intéressante par la singularité de sa matière et sa façon d’être travaillée, car la rapidité d’exécution qu’elle permet donne l’occasion à la créativité spontanée de se déployer pleinement.

James Tissot, Berthe, 1883 © Petit Palais / Roger-Viollet
James Tissot, Berthe, 1883 © Petit Palais / Roger-Viollet

 

 

Enfin, le parcours de l’exposition structuré en cinq sections à la fois chronologiques et thématiques offre une visite naturelle et intuitive, sans se perdre parmi l’effervescence artistique du XIXe siècle !

Du naturalisme au symbolisme tout en savourant la vie mondaine de cette « Belle Epoque », on ne saurait qu’être séduit par ce voyage dans le temps haut en couleurs !

Juliette GUYON, étudiante Ecole du Louvre

Visite de l’exposition Paris : Medusa Bijoux et Tabous

medusa expo parisUn voyage dans le bijou !


Sortie culturelle TaliVera

« Le bijou ? Parure, objet d’art, objet précieux, objet ornemental, objet féminin, oeuvre d’art ?

Il y a de quoi être perdu !

A priori, la visite d’une exposition sur le bijou semble assez originale.

De quoi parlons-nous ? Il ne s’agit pas de grands artistes, de grandes oeuvres… des créateurs ?  

L’histoire du bijou existe t-elle ?

On peut se le dire, on parle de quoi finalement ? Des objets portés par les femmes ? La moitié des gens ?

expo medusa une-fonction-tres-precieuse,M458925A bas les préjugés ! Interpellé et questionné sur cet objet ambivalent lourd de symboliques, et de ses utilisations selon la culture, ancienne ou moderne, on ressort de cette exposition en ayant réellement appris et jamais plus vous ne verrez un bijou comme avant !

L’exposition du Musée d’Art Moderne de Paris présente plus de 400 bijoux d’artistes et de bijoutiers. Découvrir cette exposition en visite libre est possible car les étiquettes sont très bien faites.

Le parcours de l’exposition est très bien construit à travers quatre thématiques : l’identité, la valeur, le corps, et le rite. Suivez-le ! Un regard inédit sur le bijou qui révèle certains tabous ! »

Sortie du 28/07/2017

De nouvelles sorties pour visiter cette exposition sont prévues à la rentrée 2017: Réserver la visite exposition medusa-bijoux-et-tabous

Période de l’exposition : du au 

Du beau, du bon, de l’émotion, à la Fondation Vuitton !

jolies couleurs, joli Buren © G. Héras

Visite après-midi Talivera de la collection Chtchoukine à la Fondation Vuitton.

Première impression en arrivant sur place : de la couleur par les aplats de verre de Daniel Buren sur la façade de ce gigantesque navire sur l’eau en plein Jardin de l’Acclimatation. Un heureux mélange de couleurs primaires: bleu, orange, vert, jaune et violet. C’est déjà une réussite et cela nous met dans l’ambiance des oeuvres que nous allons voir… Car il faut le rappeler la collection de ce grand mécène russe du XIXème siècle rassemble de nombreux chefs-d’oeuvres de l’art moderne français, d’artistes tels que Matisse, Gauguin, Cézanne, Picasso…

Qui est ce Sergueï Chtchoukine ? C’est presque le « Bernard Arnault » russe du XIXème. Grand magnat du textile, il avait constitué un véritable trésor qui rassemblait pas moins de 275 oeuvres d’artistes de l’art moderne français. Son inventaire donne presque le vertige : 54 Picasso (tiens c’est drôle lui qui ne l’appréciait pas tant que cela), 41 Matisse (l’ami de toujours), 16 Gauguin (l’exotisme mais aussi l’iconostase), 13 Monet, sans compter, quelques Degas, Manet, Maurice Denis, Toulouse-Lautrec et des Cézanne (bref, les pères de la modernité). Autant d’oeuvres élevées ainsi au rang d' »icônes »! Et oui, c’est bien le titre de cette exposition : « Icônes de l’art moderne« .

André Derain, couleurs ocres et soleil © G. Héras
André Derain, couleurs ocres et soleil
© G. Héras

Evidemment, ce grand rassemblement fait le buzz et on profite de l’attente dans la file (des réservations) pour faire le point sur cette incroyable collection de peintures… On débat, on se pose des questions, on espère voir les Matisse, tant convoités car il faut le dire, toutes ces pièces ont été dispersées entre le musée Pouchkine à Moscou et le musée de l’Ermitage à St Petersbourg. On prend le temps de connaître mieux ce personnage et on se rend compte que sa collection de peintures est intimement liée à sa vie privée. Chtchoukine a connu des drames dans sa vie : deux de ses fils se sont suicidés et sa première épouse est morte d’un cancer foudroyant. Il se retrouve à acheter en masse et à se réfugier en quelque sorte dans son univers à l’intérieur de son palais Troubetskoï.

Il faut dire que ses premiers achats ne sont pas des moindres. Ce sont des Monet, des Pissarro… Il a su s’entourer de bonnes personnes et notamment des célèbres marchands d’art français de l’époque comme Ambroise Vollard ou Paul Durand-Ruel.

Les tableaux impressionnistes, Nabis et Post-symbolistes sont dans la première salle de l’exposition et réellement mis en valeur par l’utilisation d’un fond gris et d’une réinterprétation de la salle du palais Troubetskoï où ces tableaux étaient exposés.

Puis, nous traversons les étages pour arriver à la salle des Gauguin qui explosent à notre visage tellement les couleurs sont vives et magnifiques. Du jaune, du rose, de la couleur dorée des corps des femmes polynésiennes, coupent le souffle. Nous continuons notre ascension pour arriver à l’immense salle des Matisse, le maître du Fauvisme.

Grands formats, et là, la « Desserte Rouge » nous émerveille : du rouge que du rouge agrémentée de bleu. Autant d’aplats de couleurs qui crée presque la profondeur du tableau. C’est notre oeil qui crée la perspective car Matisse peint en simplifiant les formes et les couleurs et réussit à nous transmettre une certaine émotion de joie… et d’apaisement lorsque l’on regarde sa toile des « Poissons rouges ».

 

La "Desserte rouge" de Matisse"... Explosion de couleurs ! © G. Héras
La « Desserte rouge » de Matisse »… Explosion de couleurs !
© G. Héras
Les poissons rouges de Matisse Calme et joie des couleurs © G. Héras
Les poissons rouges de Matisse (détail)
Calme et joie des couleurs
© G. Héras

Les dernières salles sont consacrées au cubisme et aux débuts de l’abstraction. Plusieurs Picasso sont exposés et mis en parallèle avec les oeuvres d’artistes russes contemporains comme Kasimir Malévitch, Olga Gontcharova ou encore Vladimir Tatline. En effet, il faut rappeler que Chtchoukine faisait « visiter » sa collection à la grande bourgeoisie russe et aux artistes voulant connaître l’art français moderne. Cette influence fut très importante sur eux et est à l’origine de l’avant-garde russe artistique.

La dame à l'éventail de Picasso Cubisme, Afrique... © G. Héras
La dame à l’éventail de Picasso
Cubisme, Afrique…
© G. Héras
La porteuse d'eau de Kasimir Malévitch Cubisme et influence de Picasso indéniable... © G. Héras
La porteuse d’eau de Kasimir Malévitch
Cubisme et influence de Picasso indéniable…
© G. Héras

Magnifique collection réparties sur les quatre étages de la Fondation… Tant de choses à voir et à échanger pour le groupe au Frank, le restaurant du musée. Une première et unique impression :  la COULEUR omniprésente… Autour d’un thé gourmand, nous avons pu également échanger sur la qualité de « collectionneur ».

Un petit côté Matisse ? Poissons du Frank tous dorés... © G. Héras
Un petit côté Matisse ? Poissons du Frank tous dorés…
© G. Héras

Faut-il réellement compter de nos jours sur des mécènes hommes d’affaires pour promouvoir l’art et reconstituer ainsi une collection aussi rare de chefs-d’oeuvres ? Avis partagés et discussion animée… On reste assez ébloui par autant de toiles magnifiques réunies en un seul endroit… Une vraie réussite !

La collection Chtchoukine, à découvrir ici aussi !

 

 

Des pommes, des chapeaux melons mais pas que… René Magritte est à Pompidou !

Nocturne au centre Georges Pompidou la soirée Talivera et son groupe : l’exposition Magritte ou la trahison des images.

Ceci n'est pas une pomme © G. Héras
Ceci n’est pas une pomme
© G. Héras

Le titre est déjà un peu énigmatique et le sujet l’est aussi. Il ne s’agit pas d’une rétrospective des oeuvres de René Magritte mais de leur relecture. Le parti pris de l’exposition est complexe : comment faire comprendre au public la signification de ses oeuvres et quelles idées a voulu faire passer Magritte ?

Magritte est un peintre qui joue avec et sur les apparences. Ses tableaux nous surprennent et intriguent encore aujourd’hui. On a l’impression de se retrouver face à des charades ou à des énigmes que l’on doit résoudre si l’on veut vraiment s’approprier ses oeuvres. Un exemple: « ceci n’est pas une pipe » où l’on voit une pipe peinte. Etrange ? Magritte manipule la réalité et nous fait réfléchir à l’idée de l’image.

On s'interroge et on écoute Sandra, notre conférencière © G. Héras
On s’interroge et on écoute Sandra, notre conférencière
© G. Héras

Etonnement ou stupéfaction ? Cette idée de prendre des choses possibles de manière impossible correspond aussi au courant dans lequel Magritte s’est affilié pour s’en détacher peu après : le surréalisme. Chef de file de ce courant, André Breton prône la pensée par le rêve et l’inconscient. Magritte veut ainsi mettre en avant l’image, le rêve et la pensée humaine.

L’un des tableaux qui l’illustre parfaitement est celui qu’il exécute en 1936, « La Clairvoyance ». L’on voit un autoportrait de René Magritte qui regarde un oeuf posé sur une table en peignant un oiseau en vol, résultat qui en sortira. Une manière finalement poétique d’exprimer une simplicité des choses de la vie… simplicité mais bizarrerie que l’on va ensuite retrouver tout au long de l’exposition.

Le parcours suit un découpage bien précis voulu par la scénographie : autour des principales figures de Magritte, le feu, l’ombre, le rideau, les corps fractionnés… on tente de s’immerger complètement dans son esprit. Sandra, notre conférencière, nous explique le choix philosophique de René Magritte et son interprétation des images. Chacun réagit différemment à ses tableaux, certains ne sont pas étonnés par la poésie qui s’en dégage, d’autres semblent transportés par l’univers si personnel de l’artiste.

Rêve et imaginaire se côtoient… qui contrastent finalement avec le personnage de Magritte: toujours tiré à quatre épingles, en costume 3 pièces, peignant calmement auprès de son épouse Georgette et de son chien. C’est cela qui fait toute l’originalité de Magritte finalement.

Pied de nez ? © G. Héras
Pied de nez ?
© G. Héras

Beaucoup de questions ont été posées lors de la discussion au Who’s : pourquoi parler de poésie ? Comment ne pas être touché par son oeuvre ? Peut-on parler de choc émotionnel ? Avec Magritte, soit on accroche, soit on déteste. C’est là tout l’art de cet artiste qui encore aujourd’hui peut être incompréhensible mais apprécié par l’univers onirique qu’il suscite.

Une soirée finalement très riche en questionnement de soi, de l’art, du rêve…

Magritte c’est à Pompidou mais aussi ici !

Tintin, Haddock, Tournesol et Cie… C’est Hergé au Grand Palais !

On a marché sur la Lune ! © Moulinsart 2016
On a marché sur la Lune !
© Moulinsart 2016

Retour sur la sortie Talivera du samedi 22 octobre au Grand Palais. C’est le début des vacances scolaires, et il y a beaucoup de monde pour cette exposition qui ne présente plus Georges Rémi, le père de Tintin. On fait la queue et on discute avec les personnes du CE et leurs enfants… Heureusement, le temps est de la partie et on se demande pourquoi une exposition sur Hergé ? Et qu’allons-nous voir ?

Ce qu’on ne sait pas c’est que Hergé n’est pas uniquement un dessinateur de BD mais un vrai artiste, qui s’est essayé à l’art abstrait et à la publicité aux motifs très art déco !

Années 30 ces affiches non? © G. Héras
Années 30 ces affiches non?
© G. Héras

On débute le parcours avec la présentation de ses quelques toiles abstraites réalisées dans les années 60 qui révèlent un petit côté Miro, que Hergé admirait. Et puis on est confronté au collectionneur, admirateur de Warhol et Roy Lichtenstein. On découvre des sérigraphies et des séries de toiles des deux artistes américains. On ne doute pas que leur technique ait eu une certaine influence sur Hergé !

Ensuite, on est capté par toutes les planches originales qui sont exposées : certaines éclatent de couleurs, d’autres crèvent l’écran par leur originalité et leur détails que Hergé a voulu rendre les plus précis possibles… Celles du « Lotus Bleu » sont vraiment d’une extrême beauté !

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Typhon s’énerve ! Planche de l’abus « Vol 714 pour Sydney »

Les petits et grands curieux que nous sommes ont été aussi agréablement surpris : des murs entiers recouverts d’illustrations des différents albums et surtout des maquettes : le télescope de l’Observatoire de « l’Etoile Mystérieuse » et celle du château de Moulinsart où se dessinent les ombres du capitaine Haddock, de Tintin, de Milou, et de la Castafiore….  Le tout, revisité par une vraie photographie du château de Cheverny, le vrai « Moulinsart ».

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Où est le vrai Moulinsart ? © G. Héras
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Fasciné par les Dupont et Dupond ! © G. Héras

 

 

 

 

 

 

 

 

La dernière salle met tout le monde d’accord : conçue comme une salle « à selfie », les murs sont recouverts de tout les personnages des albums, qui brandissent des slogans plutôt amusants et « engagés », comme la camériste de la Castafiore, Irma qui tient une banderole « Oui pour la libération de la femme ». On prend plaisir à se prendre en photo aux côtés des Dupond et Dupont, de Milou, de Tintin, du professeur Tournesol ou de Rastapopoulos.

Vive le Yéti ! © G. Héras
Vive le Yéti !
© G. Héras

Une rétrospective réussie et suivie d’un goûter gourmand au MiniPalais. Chocolat chaud, café et mignardises ont accompagné notre petit quizz Hergé pour les enfants qui nous ont bluffé : pratiquement un sans faute ! Et débat animé autour du dessinateur en tant que peintre  : certains n’ont pas aimé son interprétation de l’art abstrait, d’autres ont été surpris par son âme de collectionneur. Une question récurrente : pourquoi finalement une grande rétrospective Hergé ? Quelle est la place d’un dessinateur aujourd’hui ? Les réponses ont été discutées…

Le grand mérite de cette exposition est d’avoir redonné à la bande dessinée une place égale aux arts majeurs (que sont la peinture, sculpture…). La bande-dessinée n’est plus aujourd’hui le 9ème art… Et vous qu’en pensez-vous ?

 

Hergé, c’est ici aussi !

De la lumière, de la poésie… Le temps suspendu chez Albert Marquet !

Nocturne au MNAM de Paris pour la rétrospective Albert Marquet. Une sortie Talivera avec visite guidée en compagnie de notre conférencière Marie-Sophie suivi d’un échange gourmand au « Galliera ».

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Douceur et calme : « Le Pyla », Musée des Beaux-Arts, Bordeaux © ADAGP, Paris 2016 / Musée des Beaux-Arts, Mairie de Bordeaux / L.Gauthier

Par un soleil couchant sur Paris, propice à la découverte de cet artiste moderne, l’atmosphère était détendue et nous entrons dans le vif du sujet : mais qui est donc Albert Marquet ? Il est peu connu mais quelquefois représenté lors d’expositions sur le paysage ou le modernisme… Car c’est vrai Albert Marquet est un paysagiste remarquable mais pas au sens classique du terme mais un paysagiste qui fait ressentir les éléments atmosphériques : la lumière, l’eau, les reflets, tout en adaptant le sujet au lieu où il a vécu, Paris et l’Algérie pendant la deuxième guerre mondiale.

Si Albert Marquet a passé sa vie à voyager entre les rives de la méditerranée et de la Seine, faisant du paysage et de l’eau, ses motifs favoris, il a construit son œuvre grâce à sa rencontre avec Henri Matisse en 1892 dans l’atelier de Gustave Moreau.

Du fauvisme auquel il est associé à ses débuts, il ne retient que quelques caractéristiques: la simplification des formes, une recherche de la couleur et une improvisation des sujets. Ses premiers tableaux le montrent notamment ses nus, sensuels et provocants, et ses vues de Paris aux couleurs vives délimitées par le trait épais noir des fauvistes que l’on retrouve chez Matisse, Vlaminck…

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De la couleur dans « Affiches à Trouville » 1906 National Gallery of Art, Washington © ADAGP, Paris 2016 / Image courtesy of the National Gallery of Art, Washington

On retrouve aussi l’influence des estampes japonaises dans le tracé et le choix de la composition de ses sujets. Une salle, entièrement consacrée à ses dessins à l’encre de Chine, le dévoile.

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Vie quotidienne et trait maîtrisé dans « La charrette à bras », 1904, Musée des Beaux-Arts – Mairie de Bordeaux © ADAGP, Paris 2016

Mais ce qui le différencie des Fauves, c’est une recherche d’une harmonie tonale, une volonté de synthétiser les sujets avec justesse et équilibre… Son obsession du paysage, dont la dimension méditative et toute empreinte d’émotion, fait de Marquet un peintre unique.

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Jeu de miroirs : « La Varenne Saint- Hilaire, la barque », 1913 © Richard Nathanson, Londres / ADAGP, Paris 2016

De nature discrète,  timide, c’est un plaisir de plonger dans son univers et de trouver presque un apaisement…  Une soirée qui s’est terminée sereinement au restaurant Galliera où nous nous sommes interrogés sur ce peintre si atypique : une ressemblance avec Monet avec ses les séries des « Notre-Dame » mais avec son style étonnant. Une réelle impression des clapotis de l’eau dans les diverses vues de la baie de Naples. De l’eau, rien que de l’eau, juste peindre l’eau et le ciel finalement.

Une découverte impressionnante pour Joelle, une envie de retourner au bord de la mer pour Catherine et juste la lumière du ciel et de l’eau pour Roger. Les mots de Charles Baudelaire pourrait tout à fait convenir pour définir Albert Marquet : « Là tout n’est qu’ordre et beauté, (…) calme et volupté »…

Albert Marquet, c’est là aussi