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Visite de l’exposition Paris : Medusa Bijoux et Tabous

medusa expo parisUn voyage dans le bijou !


Sortie culturelle TaliVera

« Le bijou ? Parure, objet d’art, objet précieux, objet ornemental, objet féminin, oeuvre d’art ?

Il y a de quoi être perdu !

A priori, la visite d’une exposition sur le bijou semble assez originale.

De quoi parlons-nous ? Il ne s’agit pas de grands artistes, de grandes oeuvres… des créateurs ?  

L’histoire du bijou existe t-elle ?

On peut se le dire, on parle de quoi finalement ? Des objets portés par les femmes ? La moitié des gens ?

expo medusa une-fonction-tres-precieuse,M458925A bas les préjugés ! Interpellé et questionné sur cet objet ambivalent lourd de symboliques, et de ses utilisations selon la culture, ancienne ou moderne, on ressort de cette exposition en ayant réellement appris et jamais plus vous ne verrez un bijou comme avant !

L’exposition du Musée d’Art Moderne de Paris présente plus de 400 bijoux d’artistes et de bijoutiers. Découvrir cette exposition en visite libre est possible car les étiquettes sont très bien faites.

Le parcours de l’exposition est très bien construit à travers quatre thématiques : l’identité, la valeur, le corps, et le rite. Suivez-le ! Un regard inédit sur le bijou qui révèle certains tabous ! »

Sortie du 28/07/2017

De nouvelles sorties pour visiter cette exposition sont prévues à la rentrée 2017: Réserver la visite exposition medusa-bijoux-et-tabous

Période de l’exposition : du au 

Vermeer un génie oui, mais pas si solitaire…

Visite guidée le 12 avril 2017 en nocturne conduite par notre conférencière, Sandra Benoit.

Nous étions 22 personnes au rendez-vous à côté de la pyramide inversée. Avec impatience, le petit groupe se dirige dans les salles de l’exposition.

Cette exposition est exceptionnelle pour voir les tableaux de Johannes Vermeer à Paris, un événement, et je vous le recommande vivement, mais également pour l’immersion dans la peinture de genre du 17ème siècle en comparant ses oeuvres à celles des autres peintres de sa période. Notre conférencière, Sandra nous donne des repères, des clés, et nous permet de bien comprendre et d’apprécier pleinement les oeuvres en montrant sur sa tablette les détails, les symboles qui sont dans les tableaux.

La Hollande…

A travers la douzaine de tableaux du peintre mis en juxtaposition thématique avec des peintures de ses pairs, on  » réalise » ainsi le génie du peintre. Au delà des scènes, il y a la lumière, l’intemporalité…

A chaque tableau, Vermeer nous entraine dans une méditation. Le temps est suspendu. Le vrai transparait. La différence est là, devant nous !

ob_bbdce5_la-peseuse-dor-johannes-vermee-2Vermeer : Femme à la balance. Washington, National Gallery of Art

Que de symboles !

La morale calviniste suggérée par la bougie, allumée ou éteinte…

Le chien et son attitude,

La pipe,

Le miroir,

Le carreau cassé,

Le vin,

La perroquet.

Y en a t-il d’autres ?

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Frans Van Mieris : Le Duo, 1658. Huile sur panneau, 31,5 cm x 24,6. BPK, Berlin, Dist RMN-Grand Palais / Image Staatliches Museum Schwerin

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Vermeer : la Dentellière, vers 1669-1670. Huile sur toile marouflée sur panneau, 24,5 cm x 21. RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Gérard Blot

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La visite guidée se termine aux alentours de 20H30.  Certains y retournent, d’autres rentrent et quelques-uns sont partants pour échanger autour d’un verre, une occasion sympathique de faire connaissance et de partager ce que l’on a découvert.

Un bon moment de rencontre !

Chacun se présente et on discute vite sur le métier ou les centres d’intérêts de l’un ou l’autre. On revient tout de même sur le sujet qui nous réunit. En vrac, on partage ce qui nous a marqué, à chaud ! Et, les réactions, diverses sur l’exposition, ont été notamment :

« La touche de Vermeer est absolument évidente, incroyable, unique ! »

« La Laitière » Quelle chance de discuter avec une collaboratrice de l’entreprise au fameux yaourt !

« Les symboles… »

« Réaliser combien les sujets et les thèmes étaient identiques entre les peintres. »

Une magnifique et très enrichissante soirée culturelle !

Du beau, du bon, de l’émotion, à la Fondation Vuitton !

jolies couleurs, joli Buren © G. Héras

Visite après-midi Talivera de la collection Chtchoukine à la Fondation Vuitton.

Première impression en arrivant sur place : de la couleur par les aplats de verre de Daniel Buren sur la façade de ce gigantesque navire sur l’eau en plein Jardin de l’Acclimatation. Un heureux mélange de couleurs primaires: bleu, orange, vert, jaune et violet. C’est déjà une réussite et cela nous met dans l’ambiance des oeuvres que nous allons voir… Car il faut le rappeler la collection de ce grand mécène russe du XIXème siècle rassemble de nombreux chefs-d’oeuvres de l’art moderne français, d’artistes tels que Matisse, Gauguin, Cézanne, Picasso…

Qui est ce Sergueï Chtchoukine ? C’est presque le « Bernard Arnault » russe du XIXème. Grand magnat du textile, il avait constitué un véritable trésor qui rassemblait pas moins de 275 oeuvres d’artistes de l’art moderne français. Son inventaire donne presque le vertige : 54 Picasso (tiens c’est drôle lui qui ne l’appréciait pas tant que cela), 41 Matisse (l’ami de toujours), 16 Gauguin (l’exotisme mais aussi l’iconostase), 13 Monet, sans compter, quelques Degas, Manet, Maurice Denis, Toulouse-Lautrec et des Cézanne (bref, les pères de la modernité). Autant d’oeuvres élevées ainsi au rang d' »icônes »! Et oui, c’est bien le titre de cette exposition : « Icônes de l’art moderne« .

André Derain, couleurs ocres et soleil © G. Héras
André Derain, couleurs ocres et soleil
© G. Héras

Evidemment, ce grand rassemblement fait le buzz et on profite de l’attente dans la file (des réservations) pour faire le point sur cette incroyable collection de peintures… On débat, on se pose des questions, on espère voir les Matisse, tant convoités car il faut le dire, toutes ces pièces ont été dispersées entre le musée Pouchkine à Moscou et le musée de l’Ermitage à St Petersbourg. On prend le temps de connaître mieux ce personnage et on se rend compte que sa collection de peintures est intimement liée à sa vie privée. Chtchoukine a connu des drames dans sa vie : deux de ses fils se sont suicidés et sa première épouse est morte d’un cancer foudroyant. Il se retrouve à acheter en masse et à se réfugier en quelque sorte dans son univers à l’intérieur de son palais Troubetskoï.

Il faut dire que ses premiers achats ne sont pas des moindres. Ce sont des Monet, des Pissarro… Il a su s’entourer de bonnes personnes et notamment des célèbres marchands d’art français de l’époque comme Ambroise Vollard ou Paul Durand-Ruel.

Les tableaux impressionnistes, Nabis et Post-symbolistes sont dans la première salle de l’exposition et réellement mis en valeur par l’utilisation d’un fond gris et d’une réinterprétation de la salle du palais Troubetskoï où ces tableaux étaient exposés.

Puis, nous traversons les étages pour arriver à la salle des Gauguin qui explosent à notre visage tellement les couleurs sont vives et magnifiques. Du jaune, du rose, de la couleur dorée des corps des femmes polynésiennes, coupent le souffle. Nous continuons notre ascension pour arriver à l’immense salle des Matisse, le maître du Fauvisme.

Grands formats, et là, la « Desserte Rouge » nous émerveille : du rouge que du rouge agrémentée de bleu. Autant d’aplats de couleurs qui crée presque la profondeur du tableau. C’est notre oeil qui crée la perspective car Matisse peint en simplifiant les formes et les couleurs et réussit à nous transmettre une certaine émotion de joie… et d’apaisement lorsque l’on regarde sa toile des « Poissons rouges ».

 

La "Desserte rouge" de Matisse"... Explosion de couleurs ! © G. Héras
La « Desserte rouge » de Matisse »… Explosion de couleurs !
© G. Héras
Les poissons rouges de Matisse Calme et joie des couleurs © G. Héras
Les poissons rouges de Matisse (détail)
Calme et joie des couleurs
© G. Héras

Les dernières salles sont consacrées au cubisme et aux débuts de l’abstraction. Plusieurs Picasso sont exposés et mis en parallèle avec les oeuvres d’artistes russes contemporains comme Kasimir Malévitch, Olga Gontcharova ou encore Vladimir Tatline. En effet, il faut rappeler que Chtchoukine faisait « visiter » sa collection à la grande bourgeoisie russe et aux artistes voulant connaître l’art français moderne. Cette influence fut très importante sur eux et est à l’origine de l’avant-garde russe artistique.

La dame à l'éventail de Picasso Cubisme, Afrique... © G. Héras
La dame à l’éventail de Picasso
Cubisme, Afrique…
© G. Héras
La porteuse d'eau de Kasimir Malévitch Cubisme et influence de Picasso indéniable... © G. Héras
La porteuse d’eau de Kasimir Malévitch
Cubisme et influence de Picasso indéniable…
© G. Héras

Magnifique collection réparties sur les quatre étages de la Fondation… Tant de choses à voir et à échanger pour le groupe au Frank, le restaurant du musée. Une première et unique impression :  la COULEUR omniprésente… Autour d’un thé gourmand, nous avons pu également échanger sur la qualité de « collectionneur ».

Un petit côté Matisse ? Poissons du Frank tous dorés... © G. Héras
Un petit côté Matisse ? Poissons du Frank tous dorés…
© G. Héras

Faut-il réellement compter de nos jours sur des mécènes hommes d’affaires pour promouvoir l’art et reconstituer ainsi une collection aussi rare de chefs-d’oeuvres ? Avis partagés et discussion animée… On reste assez ébloui par autant de toiles magnifiques réunies en un seul endroit… Une vraie réussite !

La collection Chtchoukine, à découvrir ici aussi !

 

 

Bienvenue sur le blog de Talivera !

Talivera ? Quel drôle de nom… ça veut dire quoi en fait ? Il est né de l’imagination de sa fondatrice, Lucie, passionnée d’art et de culture. De son voyage en Italie, qui pour elle est LA référence artistique, elle n’en retient que la fin « Tali ». Mais… le « vera » alors ? eh bien,  il fallait y penser: « vera » de « tu verras »… Voilà, le concept venait d’être créé:  voir et organiser des sorties culturelles (expositions, théâtres, visites…) complétées par une escapade gourmande dans un restaurant sélectionné pour sa qualité.

Talivera, c’est ça ! Tu verras…

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