François Kollar : profession reporter industriel

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Demain  mardi 9 février débute l’exposition « François Kollar, ouvrier du regard » au Jeu de Paume. Des clichés où se mêlent industrie et mode, car, oui, l’art de François Kollar ouvre notre regard sur deux domaines dans lesquels le photographe a excellé : le journalisme industriel et la photographie de mode.

 

Kollar photographie aussi bien pour des commandes de chantiers aux usines, de paysages ruraux ou industriels que des réalisations de style ou d’élégance pour de grands maisons de couture comme Chanel ou Schiaparelli.

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Escalier chez Chanel, François Kollar, 1937 © Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont

Tout son oeil de photographe étonnant se retrouve dans les 130 tirages d’époque que l’on peut admirer: de la mise en scène subtile, sensible à la forme et à la lumière, aux jeux de solarisation/ surimpression jusqu’à un équilibre mesuré jouant sur les clairs-obscurs, voilà le style « François Kollar »…

A vous de découvrir cette double facette de ce photographe: mode ou industrie ? Difficile quand on s’aperçoit que même une usine ou un modèle sont autant l’une que l’autre des petits bijoux de joaillerie… Qu’en pensez-vous ? C’est le moment de venir en discuter autrement…

 

 

Photographies : © Bouche du tunnel Sainte-Catherine, vers Sotteville-lés-Rouen, Rouen, 1931-1932, Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont/ Alsthom : assemblage des volants alternateurs de Kembs. Société Alsthom. Belfort (Territoire de Belfort), 1931-1934, Bibliothèque Forney, Roger-Viollet.

« Les Liaisons dangereuses »: Entre amour et désir

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Vincent Pérez et Dominique Blanc (c) T. Depagne

Qui ne connaît pas ce roman épistolaire et sulfureux aux multiples adaptations ? On ne peut pas oublier celle du cinéaste Stephen Friars avec des interprétations magistrales de Glenn Glose en Marquise de Merteuil et de John Malkovich en Valmont.

Publié en 1781 par Choderlos de Laclos, alors capitaine de l’armée, son oeuvre, de son vivant, rencontra un succès immédiat mais fit aussi scandale. Au théâtre de la Ville, c’est la metteuse en scène Christine Letailleur qui adapte ce récit d’aventures libertines avec respectivement pour acteurs Dominique Blanc en Mme de Merteuil machiavélique et Vincent Pérez, en Valmont séducteur-destructeur.

En gardant la langue du XVIIIème siècle, c’est un dialogue de cinq visions de l’amour sur fond de costumes de l’époque… La pièce est aussi vivante et rythmée, à l’image du roman de Laclos.

Un dialogue que l’on peut également poursuivre en partageant vos impressions autour de cette vision du jeu et du désir autour d’un dîner gourmand.

Beauté littéraire ou actualité du sujet ? A vous d’en discuter…

Le papier peint… Démodé ?

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Qui a dit que le papier peint est démodé ? La réponse est : « Non, il est très tendance ! ». Les Arts décoratifs le prouve en proposant cette exposition : « Faire le mur. Quatre siècles de papiers peints ». Une collection incroyable de 300 pièces qui montrent des motifs originaux, des trompe-l’oeil, de l’architecture ou des paysages… Autant de thèmes qui définissent le style et les tendances des époques.

Quand on pense au papier peint, on imagine celui posé sur les murs de nos grands-mères… Et on ne peut pas dire qu’ils étaient tous de très bon goût…  Aujourd’hui, il est devenu le support de nouveaux matériaux comme le cuir, le carton ou le métal et attire de nombreux créateurs ou stylistes (Jean-Charles de Castelbajac, Christian Lacroix…) qui l’utilise dans leurs productions.

Laissez-vous tenter par cette expérience et venez échanger vos commentaires et impressions sur cette exposition. Vous allez changer d’avis sur le papier peint !

Photos: (c) Les Arts décoratifs

Une femme photographe… Bettina Rheims

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Karolina Kurkova, 2001, (c) Bettina Rheims

Depuis le 27 janvier, la Maison Européenne de la Photographie propose une exposition sur 40 ans de photographies de Bettina Rheims. Sur les 3 étages du musée, on regarde et on admire les clichés de femmes célèbres ou pas… Sans chichis, d’une manière sensuelle, érotique parfois, Bettina Rheims dévoile son oeil de photographe sur le corps féminin.. Un regard porté sur LA femme… tout simplement.

Talivera vous propose de partager cette expérience et de vous accompagner à la découverte de son oeuvre le 13 février à 15h (visite guidée + salon de thé). Alors partageons ensemble autour d’un café gourmand vos impressions et commentaires.
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=L466qFI8nf4]

Bettina Rheims by Serge Bramly

Retour vers le XVIIIème siècle

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Samedi 23 janvier 2016

Visite du musée Nissim de Camondo. Une histoire familiale tragique (mort de l’héritier, Nissim, pendant la Première Guerre Mondiale et de sa soeur, déportée avec sa famille entière en 1944) mais surtout une immersion dans le monde parisien de la seconde moitié du XVIIIème siècle.

L’entrée de cet hôtel particulier amène le visiteur dans les espaces de service où rien n’a bougé depuis 1910 ! La prouesse de l’architecte, Réné Sergent, est d’avoir construit une demeure fonctionnelle avec toutes les installations nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du service et le confort quotidien. Une cuisine à couper le souffle avec monte-plat vers la salle à manger. On pouvait enfin manger chaud ! Et une salle de bain qui ferait pâlir de jalousie n’importe qui….

On gravit l’escalier et là… A bientôt modernité… Bonjour Marie-Antoinette !!! Ce paradoxe  fait toute l’originalité que le comte Moïse de Camondo a voulu retranscrire et léguer aux Arts Décoratifs. On se retrouve plongé dans l’univers de l’époque du XVIIIème siècle. On pourrait même s’imaginer déguster un chocolat ou manger des macarons assis sur un luxueux canapé ou un indiscret. En parcourant les salles, on découvre des oeuvres exceptionnelles: mobilier de Oeben, BVRB, de porcelaines, objets d’arts de la table, tapis et tapisseries.

Avec la visite guidée de Marie-Sophie (la guide-conférencière), on deviendrait presque un expert en art décoratif du XVIIIème siècle. Même si l’on ne connaît pas forcément, ni les techniques de fabrication, ni l’ameublement de cette époque, on ne peut qu’être séduit par autant de délicatesse et de beauté.

Photographies: (c) Lucie Lenglart; (c) Musée Nissim de Camondo, Arts décoratifs

 

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Le groupe dans le hall d’entrée: on écoute la guide-conférencière
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Du style Marie-Antoinette…
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Qui a dit que ce n’est pas une salle de bains moderne?

 

Bienvenue sur le blog de Talivera !

Talivera ? Quel drôle de nom… ça veut dire quoi en fait ? Il est né de l’imagination de sa fondatrice, Lucie, passionnée d’art et de culture. De son voyage en Italie, qui pour elle est LA référence artistique, elle n’en retient que la fin « Tali ». Mais… le « vera » alors ? eh bien,  il fallait y penser: « vera » de « tu verras »… Voilà, le concept venait d’être créé:  voir et organiser des sorties culturelles (expositions, théâtres, visites…) complétées par une escapade gourmande dans un restaurant sélectionné pour sa qualité.

Talivera, c’est ça ! Tu verras…

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