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Exposition événement au Musée Maillol: FOUJITA, un artiste franco-japonais hors du commun !

Une exposition qui retrace bien la période des années folles

A l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort, le musée Maillol organise une exposition particulièrement riche de l’œuvre de Foujita. Elle concerne la période allant de 1913 à 1931.L’exposition est organisée par thèmes (les paysages, les nus, les enfants…) et permet de se plonger dans l’univers des années folles grâce à de petits films judicieusement choisis. On retrouve l’ambiance de Montparnasse et de ses fêtes décadentes, des journées ensoleillées à Deauville appelé alors le 21ème arrondissement de Paris. Le krach boursier de 1929 mettra un terme à ces années d’insouciance.

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Foujita : une vie incroyablement riche, une personnalité attachante

Foujita a vécu plusieurs vies en une. Sa première vie commence au Japon. Foujita (de son vrai nom Fujita) nait en 1886 à Tokyo. Il apprend le français dès son plus jeune âge. Il perd sa mère à l’âge de 4 ans, ce qui explique sans doute pourquoi il peindra des jeunes enfants avec la peau très blanche, le blanc étant la couleur du deuil au Japon.

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Son père, médecin de l’armée impériale japonaise, accepte de l’inscrire à l’école des Beaux-Arts de Tokyo. En 1913 débute sa deuxième vie, celle à laquelle est consacrée l’exposition.  Il arrive à Paris et s’insère très rapidement dans le milieu avant-gardiste des peintres de l’époque. Il installe son atelier à Montparnasse et se lie avec Picasso, Modigliani, Soutine, Derain, Matisse….. Dès le début, il connait le succès et la gloire et devient l’un des artistes les plus en vue et les mieux payés.

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Il se dote d’un style caractéristique : coupe au bol, lunettes rondes, boucles d’oreille, vêtements qu’il confectionne lui-même. Derrière cette apparence de dandy aimant faire la fête, se cache un travailleur acharné. Foujita travaillait 12 à 15 heures par jour et personne n’avait le droit d’entrer dans son atelier à part ses chats.

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Une œuvre d’une virtuosité exceptionnelle, marquée par son attachement à la fois à l’Orient et l’Occident

Foujita s’inspire de l’art étrusque, de la Renaissance italienne et de ses madones aux tons rouges et bleus sur fond doré, qu’il patine au galet. On observe dans ses œuvres des références évidentes à Michel-Ange mais aussi à Rodin.

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Les femmes qu’il peint ont des caractéristiques communes : peau très blanche, long cou, yeux en amande, petite bouche, nez long et asymétrique comme chez Modigliani.

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Cette période des années folles est caractérisée chez Foujita par une technique particulière, proche de la peinture sur ivoire. Son œuvre est toute en transparence, à tel point que ses huiles ressemblent à des aquarelles.  Foujita utilise une technique japonaise, le sumi, une encre noire pour dessiner les contours.

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Notre guide Sandra a réalisé une visite passionnante d’un bout à l’autre. Grâce à l’utilisation de la tablette permettant des agrandissements, elle a pu nous montrer la précision du trait et la richesse des détails de l’œuvre de Foujita. Sandra a également très bien retracé le milieu artistique des années folles et la personnalité de Foujita, artiste d’une grande générosité.

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Et avec les beaux jours, il est bien agréable de prolonger le plaisir et de partager ses avis en faisant une pause au café-terrasse Maillol !

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Hélène Lafougère, animatrice

#exposition #Paris « Foujita, peindre dans les années folles » jusqu’au 15 juillet 2018.

@museemaillol Musée Maillol, 61 rue de Grenelle 75007 Paris

Pour plus de détails sur nos sorties culturelles, rendez-vous sur le site de Talivera dans les sorties expositions Paris: https://talivera.fr/3-exposition-paris

Pour être informé des prochaines visites de l’exposition Foujita, vous pouvez nous contacter à : [email protected]

Exposition Kupka au Grand Palais

Qui est Kupka ?

Peintre tchèque (1871-1957), professeur à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Prague (1922-1924), il est un des pères de l’abstraction avec notamment, Kandinsky, Malevitch, Delaunay.

Jusqu’au 30 juillet, le Grand Palais présente une rétrospective incontournable de l’artiste, une occasion unique de saisir son oeuvre et de se laisser prendre par sa vérité. #exposition « Kupka, Pionnier de l’abstraction ».

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L’exposition, très complète, retrace tout le parcours artistique du peintre, innovant et coloré, évoluant dans un univers constamment changeant. Elle montre l’impressionnante évolution de son oeuvre à travers ses petits formats et illustrations de revues jusqu’aux immenses compositions abstraites qui l’ont rendu célèbre.

On comprend le cheminement philosophique qu’eut l’artiste quant à l’idée d’absolu que devait incarner sa peinture. Après des débuts aux tons symbolistes, il commence à se démarquer par ses travaux sur la décomposition de la lumière, mais tout en restant dans le domaine figuratif. Dès le début, on voit son goût pour les couleurs franches, presque irréelles, et les contrastes marqués. Progressivement, son oeuvre plonge vers l’abstraction.

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Finalement, l’artiste se retrouve convaincu que l’art qui cherche à rendre compte de la réalité n’est qu’une hypocrisie, et décide que le sien ne représentera plus que des concepts nouveaux, des images irréelles qui ne chercheront en rien à montrer ce que l’oeil voit. Son lien très particulier à la musique l’inspirera d’autant plus pour ses compositions tournoyantes et ondulantes …

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La scénographie est simple – de grands espaces aux murs blancs – mais laisse justement la place aux oeuvres de se déployer pleinement dans l’espace. On a envie de se perdre dans les couleurs et les textures dans lesquelles nous plonge Kupka, et on a du mal à quitter des yeux ces « paysages » envoûtants.

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Article écrit par :

Juliette Rose Guyon, étudiante à l’Ecole du Louvre.

Lundi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 10h à 20h.
Mercredi de 10h à 22h.

Plus de détail et pour réserver une sortie avec visite guidée privée par notre conférencière : https://talivera.fr/exposition-paris/336-kupka-pionnier-de-l-abstraction.html

Pour une sortie privée ou une sortie en groupe autour de l’exposition, nous contacter.

Daimyo, Seigneurs de la guerre

« Il y a, dans une alcôve à demi-obscure, dressée sur un chevalet, l’armure des Hisamatsu ; et le casque qui la surmonte est si effrayant dans l’ombre, qu’on croit voir l’apparition soudaine d’un ancêtre mécontent, fronçant le sourcil » André Darçais, Revue des deux mondes, 1922

On caractérise bien souvent la culture du Japon grâce aux mangas, aux samouraïs ou à la pop culture, mais peu d’entre nous connaissent réellement l’histoire de l’archipel nippon.
Une exposition nous offre en ce moment l’occasion de découvrir une partie de cette culture à travers la figure des « Daimyo, seigneurs de la guerre au Japon ».

Les Daimyos étaient des gouverneurs très puissants appartenant à la noblesse japonaise moyenâgeuse. Ils sont des figures clés de l’histoire féodale du Japon, et ont notamment marqué les esprits grâce à leurs célèbres armures. Ces panoplies guerrières, symboles de la puissance de Daimyos et de leur clan, sont la preuve d’une grande maîtrise technique mais aussi de la virtuosité esthétique de ce peuple. Chaque détail de l’armure est le reflet d’un choix politique réfléchi.
De façon très originale, cette exposition mettant à l’honneur les armures de ces seigneurs est répartie sur en trois lieux situés à cinq minutes à pied les uns des autres. Le musée Guimet et l’hôtel d’Heidelbach rendent hommage aux traditions japonaises en plaçant, dans une ambiance tamisée, les armures en position assise comme le faisaient les Daimyos lors de leurs cérémonies. Le Palais de Tokyo, lui, offre une scénographie radicalement décalée, plus moderne et novatrice avec « Le corps analogue », un espace ultra-moderne où technologie et tradition sont confrontées. Le tout est imaginé par George Henry Longly, artiste contemporain et collectionneur britannique.

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Dans ces 3 présentations complémentaires, l’esprit des Daimyos est toujours présent. Malgré les différences des lieux, des ambiances et des époques qui sont proposées, les visiteurs évoluent dans une atmosphère étonnante, presque magique, créée par ces armures imposantes qui incarnaient la présence du seigneur dans sa maison en cas d’absence et qui impressionnent encore aujourd’hui. On est intimidé devant le caractère majestueux de ces panoplies, et charmé par la beauté des couleurs et des motifs.

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Grâce à Talivera, entrez vraiment dans le monde des Daimyos: profitez d’une visite de l’exposition organisée par un guide conférencier (trois lieux) suivie d’une activité conviviale
à découvrir bientôt sur le site https://talivera.fr/

« Daimyo, seigneurs de la guerre au Japon » à découvrir à l’hôtel d’Heidelbach, au musée Guimet et au Palais de Tokyo jusqu’au 13 mai 2018.

Elisa BRUEL

 

Visuels:  palaisdetokyo.com   connaissancedesarts.com

Evasion culturelle dans le Moyen-Age

C’est au cœur du Quartier Latin de Paris, près des grandes Universités, qu’on trouve le musée de Cluny qui nous plonge dans l’univers du Moyen-Age. De « La Dame à la licorne » aux vitraux de la Sainte-Chapelle en passant par des pièces d’orfèvrerie finement travaillées, le musée propose un aperçu des techniques, prouesses et créations des artistes de cette époque. Unique en son genre dans la capitale, cet ancien hôtel privé des abbés clunisiens présente aujourd’hui aux visiteurs de nouvelles facettes du Moyen-Age. On y découvre des œuvres fines, délicates et pleines de sens qui tranchent avec l’image négative qu’on voit parfois attribuée à cette période.

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Dans ce but, le musée propose en ce moment son exposition intitulée « Le verre, un Moyen-Age inventif ». Ce parcours thématique illustrant les manières d’utiliser le verre permet de découvrir des créations de verres plats et verres creux ainsi que leurs usages : se succèdent donc de délicats verres à pied, des vitraux, des lampes ecclésiastiques, des reliquaires richement incrustés d’émaux…

ClunyC’est surtout l’effort de contextualisation des objets qui fait la force de l’exposition. En effet, la plupart des œuvres sont accompagnées d’une image ou d’une citation mettant en scène chaque objet. Ce double niveau de lecture permet de rendre les œuvres vivantes et de les replacer dans leur véritable contexte d’utilisation. Cette scénographie redonne toute sa valeur au Moyen-Age, période souffrant encore trop souvent d’une image négative.

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La finesse à couper le souffle des verres, la variété des décors ou la virtuosité des techniques sont autant de preuves du caractère exceptionnel des artistes médiévaux.

#Exposition : « Le verre, un Moyen-Age inventif » au musée Cluny jusqu’au 08 janvier 2018.

N’hésitez-pas à emmener vos enfants pendant les vacances d’hiver !

Elisa Bruel – Etudiante Ecole du Louvre

Victor Hugo, entrez dans l’intimité du grand homme !

Parcours découverte : Visite guidée suivie d’un café-échange entre 13 participants. 

Voici que par un froid tenace, un groupe de courageux curieux s’est rassemblé sur la place des Vosges. Préambule à toute évocation de la vie de l’auteur le plus populaire, cette ancienne place royale rappelle de grands événements de l’histoire de France et la vitalité de tout un quartier : le marais. Du XVIIe siècle à nos jours, il a su se réinventer et accueillir des générations de brillants artistes dont Victor Hugo qui y a passé pas moins de 16 années de sa vie, sans doute parmi les plus heureuses !
Passées les arcades, on se retrouve bien au chaud dans sa maison.  La découverte de cette vie bien remplie a été permise par la visite des salles qui recréent l’appartement de la famille Hugo. Des débuts de carrière, où l’insolence le dispute au génie, à l’exil et au deuil, il n’y a guère qu’à passer une porte. Mais quelle chance ! QuelquMaison Victor Hugoes pas de plus conduisent les 13 participants à la sortie dans les souvenirs du vénérable grand père, adoré de ses petits enfants et de toute une nation qui le célèbre comme un héros digne d’Homère.

Maison Victor Hugo
À chaque nouvelle étape du parcours, ce sont des souvenirs de famille qui resurgissent, photographies, portraits peints, manuscrits, menus objets offerts ou même fabriqués par le poète pour ses enfants ou sa maitresse, Juliette Drouet… Cette même maitresse dont on découvre le salon chinois, rapporté de Guernesey pour habiller les murs de l’appartement parisien tant ils rappellent ceux de Hauteville House, la demeure britannique du poète. Et que serait Hugo sans ses fantaisies ? Le mobilier chiné ici et là, démonté et remonté pour le plus grand plaisir du bricoleur, les petites figurines de céramique et les jeux de mots ou encore les énigmes cachés dans le décor.

L’émotion qui nous gagne à la vue de la chambre où cette force de la nature a vécut ses dernières heures sonne la fin de la visite et nous voilà partis pour le début d’échanges de sensations entre les participants.

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restaurant Paris

Du grand homme nous relevons surtout sa prestance, sa longue carrière et ses succès précoces, sa vie amoureuse mouvementée, sa curiosité et l’énergie employée dans toutes les branches de la création, son engagement politique, l’amour porté à sa famille, ses chagrins enfin et son statut d’icône de la culture française, un monument !
Buste Victor Hugo
Une belle évasion culturelle et littéraire à l’image de l’homme de lettres, curieuse, polyphonique et pleine d’énergie !

Guenièvre Kervelle Delachaussée, guide-conférencière

(Sortie culturelle du samedi 13 décembre 2017 après-midi)

De la lumière, de la poésie… Le temps suspendu chez Albert Marquet !

Nocturne au MNAM de Paris pour la rétrospective Albert Marquet. Une sortie Talivera avec visite guidée en compagnie de notre conférencière Marie-Sophie suivi d’un échange gourmand au « Galliera ».

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Douceur et calme : « Le Pyla », Musée des Beaux-Arts, Bordeaux © ADAGP, Paris 2016 / Musée des Beaux-Arts, Mairie de Bordeaux / L.Gauthier

Par un soleil couchant sur Paris, propice à la découverte de cet artiste moderne, l’atmosphère était détendue et nous entrons dans le vif du sujet : mais qui est donc Albert Marquet ? Il est peu connu mais quelquefois représenté lors d’expositions sur le paysage ou le modernisme… Car c’est vrai Albert Marquet est un paysagiste remarquable mais pas au sens classique du terme mais un paysagiste qui fait ressentir les éléments atmosphériques : la lumière, l’eau, les reflets, tout en adaptant le sujet au lieu où il a vécu, Paris et l’Algérie pendant la deuxième guerre mondiale.

Si Albert Marquet a passé sa vie à voyager entre les rives de la méditerranée et de la Seine, faisant du paysage et de l’eau, ses motifs favoris, il a construit son œuvre grâce à sa rencontre avec Henri Matisse en 1892 dans l’atelier de Gustave Moreau.

Du fauvisme auquel il est associé à ses débuts, il ne retient que quelques caractéristiques: la simplification des formes, une recherche de la couleur et une improvisation des sujets. Ses premiers tableaux le montrent notamment ses nus, sensuels et provocants, et ses vues de Paris aux couleurs vives délimitées par le trait épais noir des fauvistes que l’on retrouve chez Matisse, Vlaminck…

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De la couleur dans « Affiches à Trouville » 1906 National Gallery of Art, Washington © ADAGP, Paris 2016 / Image courtesy of the National Gallery of Art, Washington

On retrouve aussi l’influence des estampes japonaises dans le tracé et le choix de la composition de ses sujets. Une salle, entièrement consacrée à ses dessins à l’encre de Chine, le dévoile.

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Vie quotidienne et trait maîtrisé dans « La charrette à bras », 1904, Musée des Beaux-Arts – Mairie de Bordeaux © ADAGP, Paris 2016

Mais ce qui le différencie des Fauves, c’est une recherche d’une harmonie tonale, une volonté de synthétiser les sujets avec justesse et équilibre… Son obsession du paysage, dont la dimension méditative et toute empreinte d’émotion, fait de Marquet un peintre unique.

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Jeu de miroirs : « La Varenne Saint- Hilaire, la barque », 1913 © Richard Nathanson, Londres / ADAGP, Paris 2016

De nature discrète,  timide, c’est un plaisir de plonger dans son univers et de trouver presque un apaisement…  Une soirée qui s’est terminée sereinement au restaurant Galliera où nous nous sommes interrogés sur ce peintre si atypique : une ressemblance avec Monet avec ses les séries des « Notre-Dame » mais avec son style étonnant. Une réelle impression des clapotis de l’eau dans les diverses vues de la baie de Naples. De l’eau, rien que de l’eau, juste peindre l’eau et le ciel finalement.

Une découverte impressionnante pour Joelle, une envie de retourner au bord de la mer pour Catherine et juste la lumière du ciel et de l’eau pour Roger. Les mots de Charles Baudelaire pourrait tout à fait convenir pour définir Albert Marquet : « Là tout n’est qu’ordre et beauté, (…) calme et volupté »…

Albert Marquet, c’est là aussi

Lumière, verrière… à Paris dans les célèbres « Passages couverts » !

« Vous qui flanez sur les grands boulevards… y’a tant de choses tant de choses à voir (…) ». C’est vrai, il y a tant de choses à voir dans les fameux passages couverts parisiens, comme celui des Panoramas qui donne sur les célèbres Grands Boulevards…

Soirée entreprise Talivera, mardi soir à la découverte de ces passages insolites. La visite guidée par notre conférencière Marie-Sophie nous a entraîné du Palais-Royal, en traversant les passages Véro-Dodat, Vivienne, Colbert pour terminer par celui des Panoramas.

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Le Palais-Royal, début de notre visite : le groupe attentif aux explications de Marie-Sophie ! © G. Héras

Pourquoi ces passages ont-ils été construits ? Au temps de la Révolution Française, les rues de Paris sont encore boueuses, sans trottoirs ni égouts, et très mal éclairées. L’influence croissante de la bourgeoisie et le développement du commerce ont engendré la construction de ces passages couverts permettant aux Parisiens d’effectuer leurs achats en toute tranquillité, à l’abri des intempéries et du brouhaha de la rue. Ces passages datent pour la plupart des années 1800 et 1850.

Principalement situés sur la rive droite de la Seine, ils allient la modernité de verrières et d’éclairages au gaz avec un raffinement de sculptures et de mosaïques au sol. Celui de la galerie Vivienne est sans conteste un rappel des mosaïques italiennes de la Renaissance…

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Verrière du passage Colbert © G. Héras
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Galerie Vivienne: un gentleman sur le pavement mosaïque © G. Héras

Devenus des lieux de commerces de luxe et de cafés, souvent associés à un théâtre, ils sont parmi les rendez-vous parisiens préférés des flâneurs.  Les passages couverts font partie intégrante du charme de Paris et incitent à la balade au milieu de boutiques, dans un univers de librairies, d’antiquaires et de salons de thé.

C’est au terme du passage des Panoramas que nous avons terminé notre visite dans un restaurant par un petit quizz qui a motivé notre groupe en attendant les apéritifs ! Tous se sont montrés joueurs et ont répondu aux questions spéciales « Passage parisien » avec humour et… réflexion.

Une belle soirée qui se clôt par le « goût de la lumière » des passages couverts … A méditer….

Les passages parisiens, c’est aussi ici

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Les Panoramas : Théâtre des variétés et restaurants © G. Héras
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Passage Véro-Dodat, lumière et verrière ! © G. Héras

 

Netsuké et Kakiemon… Parlez-vous japonais ? Oui au musée d’Ennery !

Une sortie japonisante à Paris, où ça? Au musée d’Ennery…

Le groupe Talivera attentif au explication de Constance, la guide conférencière
Le groupe Talivera attentif aux explications de Constance, la guide conférencière © L. Lenglart

Quel est donc ce musée secret avec sa collection insolite d’objets d’art venant du pays du Soleil levant ?

Appartenant à l’institution Guimet, le musée d’Ennery est un hôtel particulier qui fut la demeure d’Adolphe Philippe d’Ennery (1811-1899), journaliste, romancier et dramaturge, et de sa femme Clémence d’Ennery. Afin de se divertir et pour trouver une occupation, celle-ci s’est pris de passion pour l’art d’Extrême-Orient. Elle a rassemblé tout au long de sa vie une collection de près de 7 000 œuvres comprenant masques, coffres spéciaux ou autres bibelots.

Première impression: on est saisi par l’originalité du lieu. Clémence d’Ennery a légué sa collection à l’Etat mais à une seule condition: elle doit rester telle qu’elle l’avait conçu. Incroyable, rien n’a bougé depuis plus d’un demi-siècle !

La richesse des objets d’arts venant du Japon et de la Chine nous transporte réellement dans un univers insolite où se côtoient mythologies et chimères… Exposés au coeur des appartements privés sur des meubles originaux spécialement commandés à cet usage, on assiste à une vraie mise en scène des ébénistes, orchestrée par Clémence d’Ennery.

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Vitrines des objets d’art… Etonnant non ? © D.R.

Au fil de la visite, on apprend ce que sont des netsuké ou figurines de pierre dure, ce qu’est le style Kakiemon dans les porcelaines émaillées représentant des poupées.

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Netsuke et autres objets © L. Lenglart

Une vraie découverte tout à fait insolite au coeur de Paris et un musée pas comme les autres… L’histoire, somme toute, d’une collection au féminin… Un voyage au coeur de l’art et de la culture de l’Extrême-Orient…  Aucun doute, on y retournera !

Le Douanier Rousseau, vers un style archaïque?

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Le Rêve, MOMA, NY. Du classique avec le nu mais une jungle complètement imaginaire ! Photo: © G. Héras

Le 22 mars prochain ouvrira au musée d’Orsay, la rétrospective « Le Douanier Rousseau. L’innocence archaïque ». On dit que sa peinture est naïve et innocente. Souvent moqué de son temps par les critiques d’art, le Douanier Rousseau n’en reste pas moins l’un des peintres les plus importants de la modernité.

Son influence sur les artistes du XXème siècle est indéniable et nombreux sont ceux qui ont repris certains de ses motifs et certaines caractéristiques de son style. Il est vrai qu’il utilise des couleurs tranchées et vives avec un dessin simple aux formes plates sans relief. Ce qui attire chez lui, c’est les thèmes qu’il choisit et représente. Des jungles sauvages aux paysages de campagne françaises, le Douanier Rousseau recrée un univers qui n’appartient qu’à lui avec un style qui lui est propre et reconnaissable entre mille. Lui qui est un vrai autodidacte de la peinture et qui n’a jamais voyagé hors de France nous apporte un imaginaire tantôt foisonnant de végétation tantôt complètement fantasmé qui fait de lui un artiste inclassable.

La Noce. Musée de l’Orangerie. Un portrait tout simplement émouvant

C’est cette part de rêve qui a séduit les artistes et lui donne cette modernité. Alors, innocence ou archaïsme ? C’est ce voyage au coeur de l’oeuvre du Douanier Rousseau que nous propose le musée d’Orsay . Une exposition à ne pas manquer !

Talivera vous propose un jeu-concours « Douanier Rousseau » pour gagner votre billet d’entrée à l’exposition. Alors à vos marques, prêts, partez ! Répondez à ces trois questions:

  1. Pourquoi Henri Rousseau est-il surnommé le « Douanier Rousseau » ?
  2. Qui a dit de Henri Rousseau à propos d’une de ses oeuvres : « Cette année, personne ne rit, tous sont unanimes : ils admirent. » ?
  3. Quel lieu très connu inspira Henri Rousseau pour ses peintures des « Jungles » ?

10 billet d’entrées pour l’exposition seront attribuées aux 10 premières personnes ayant répondu correctement jusqu’au 25 mars. A vous de jouer !

 

La comtesse Greffulhe, un personnage complexe…

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Une robe qui a du style, Maison Worth, robe aux lys  © L. Degrâces et Ph. Joffre/ Galliera/ Roger-Viollet

Hier a eu lieu la visite guidée de l’exposition au Palais Galliera « La mode retrouvée, les robes-trésors de la comtesse Greffulhe ». Commentée par MS Perret, chacun a pu découvrir la vie fascinante de cette femme extraordinaire qui a su mettre à profit sa position et sa beauté.

Allez voir vite cette exposition! Car elle se termine le 20 mars 2016. Vous pourrez admirer ses robes griffées, véritables oeuvres d’art personnalisées qui nous transportent et nous font imaginer la « souveraineté » de la comtesse sur le Gotha du tout Paris de l’époque.

La plus belle femme de Paris était aussi une femme avant-gardiste qui mena des combats pour la promotion de spectacles, la cause des femmes et contribua, en levant des fonds, aux travaux scientifiques de Marie Curie.

Il était bien temps de lui rendre hommage avec cette exposition et, surtout, en dehors du personnage de la duchesse Guermantes du roman « A la recherche du temps perdu »  de Marcel Proust qu’elle a inspiré.

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Pause gourmande et discussion: mode ou apparat ?

La prolongation de la visite guidée, pour le plaisir d’une pause gourmande mais également pour partager nos impressions, était vraiment intéressante. Pour certains, la comtesse Greffulhe était surtout une femme de pouvoir. D’autres ont opté pour dire que la comtesse Greffulhe était finalement une femme intelligente, pragmatique et moderne… Une femme étincelante, certes, mais aussi une femme de caractère et un peu égocentrique avec l’épisode de sa fille.

Complexe dites-vous cette personnalité ?

Nous avons ensuite échangé sur l’importance de l’habit. On peut dire que la féminité dans les tenues n’est pas toujours d’aussi bon goût aujourd’hui ! Pourtant la mode s’est démocratisée et n’est plus réservée à une seule élite. Vous avez dit « dress code » dans le monde du travail ? Eh bien, oui, il existe d’une certaine façon et a évolué heureusement ! Il faut savoir que la femme ne pouvait pas porter de pantalon au travail et ce, encore en 1980 dans certaines entreprises…

En tout cas, certaines seraient d’accord pour emprunter une de ses magnifiques robes, à traîne ou année 20… pour une soirée, pour se mettre à l’honneur, comme les Espagnoles ou les Italiennes qui se changent pour leur soirée. Par contre, se changer 5 fois par jour, on évitera. On aime les belles robes mais aussi le côté pratique…