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Rêve d’Extrême-Orient, visite du musée d’Ennery

Un voyage dans le temps

La visite du musée d’Ennery est  une plongée  dans le monde du Second Empire, ses riches collectionneurs et leurs hôtels particuliers. Situé avenue Foch qui à l’époque s’appelait avenue du Bois, l’hôtel est un peu défraîchi de l’extérieur certes, mais reste majestueux dès que l’on a franchi ses portes : enfilades de salles richement décorées, hautes colonnes de marbre, vitrines superbes.

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Une riche collection d’objets asiatiques

Le musée d’Ennery abrite la collection de Clémence d’Ennery, artiste à succès connue sous le nom de Gisette. et reine du Tout-Paris. Elle était adulée entre autres par Jules de Goncourt et Georges Clémenceau, ses amis. Une fois  veuve, elle peut enfin épouser son amant depuis 30 ans, le dramaturge Adolphe d’Ennery. Tombé dans l’oubli, ce dernier était pourtant l’un des personnages les plus en vue de Paris au Second Empire. On dit que certains soirs, on pouvait jouer jusqu’à 6 pièces différentes qu’il avait lui-même écrites.

Visiter le musée d’Ennery, c’est aussi voyager en Asie, au Japon et en Chine notamment. Clémence d’Ennery réunit au cours de sa vie une collection de plus de 7000 objets asiatiques. Elle les présentait dans cet  hôtel particulier lors de ses fameux dîners auxquels sont conviés Jules Verne ou Gambetta.

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Une expérience unique

Lors de cette sortie organisée par Talivera avec la visite guidée conduite par une guide spécialiste dans l’art asiatique, nous avons eu le sentiment de se sentir privilégiés. En effet le musée d’Ennery est ouvert à la visite uniquement deux jours par semaine, sur réservation et accompagné d’un guide. Nous étions sept à pouvoir profiter de cette expérience unique, accompagnés donc par notre guide Constance qui a su nous transmettre avec vivacité ses connaissances et sa passion pour l’art asiatique.

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Après la visite, nous avons pris la direction de la Place Victor Hugo pour nous retrouver au DS Café. Le petit groupe était essentiellement constitué de seniors, tous charmants. Cette petite pause nous a permis de nous présenter et d’échanger davantage autour d’une tasse de thé. Tout d’abord nous avons réalisé un petit quizz sur la visite,  dans la bonne humeur.  L’idée est de répondre par équipes à des petites questions pour réactiver notre mémoire à court terme. « Est-ce que vous vous souvenez de ce qu’est un Netsuke ? » C’est un petit objet, statuette savamment travaillée qui sert de contrepoids et que les Japonais fixent à la ceinture du kimono ! « Et un Daruma ? » C’est une figurine utilisée lorsque l’on formule un vœux…En effet, durant cette visite nous avons appris un bon nombre de mots et de coutumes que nous ne connaissions pas. Une fois le petit quizz terminé, nous avons échangé sur nos dernières sorties, nos voyages…ce qui était bien sympathique !

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Hélène Lafougère, animatrice

Pour plus de détail sur la sortie, rendez-vous sur le site de Talivera dans les sorties originales  : https://talivera.fr/sorties-originales/64-rêve-d-extrême-orient.html

Soyez informé de nos prochaines visites au musée d’Ennery ou vous souhaitez réserver une visite pour un petit groupe de personnes (de 7 à 15 personnes maximum), envoyer un e-mail à : [email protected]

 

Le charme de l’Ile Saint Louis…

hotels prestigieux sur l'Ile Saint Louis
On traverse souvent  l’île Saint-Louis sans trop y porter d’attention, simple passage pour franchir la Seine. En effet, elle est souvent éclipsée par sa voisine, l’île de la Cité, et ses incroyables édifices comme la Sainte Chapelle ou Notre-Dame de Paris. Pourtant, cette petite île d’à peine plus de dix hectares fait partie de ces lieux qui regorgent de secrets, d’endroits insolites et de chef d’œuvres architecturaux souvent méconnus. Il suffit de lever les yeux pour tomber nez à nez avec des gouttières somptueusement décorées, un clocher d’église unique en son genre ou des plaques commémorant la présence de personnalités ayant marqué leurs époques.

Chaque quartier a son histoire, mais celle de l’île Saint-Louis est particulièrement riche.

En un peu moins de deux heures, Talivera vous propose une plongée dans l’univers de l’île Saint-Louis, un lieu qui, en moins de quatre siècles, est passé d’un champ où les vaches paissaient à l’un des quartiers les plus prisés de Paris.

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Là où vous ne verriez qu’un beau quartier, notre guide conférencière vous invite à la visite d’un véritable musée à ciel ouvert. Chaque rue, chaque bâtiment, chaque quai est porteur d’une histoire, d’une époque perdue, d’un amour brisé ou d’un secret. On apprend par exemple l’histoire de  l’un des plus anciens cafés de Paris, fermé suite à l’édition de pamphlets contre  Philippe II d’Orléans, et  plus tard théâtre d’une tentative d’assassinat contre Robespierre, aujourd’hui devenu un club de jazz . Quelques mètres plus loin, on découvre l’hôtel particulier Lauzun, témoin de l’amour malheureux de son propriétaire ou encore le premier salon de thé ouvert par le célèbre glacier Berthillon.

Et le charme de l’île Saint-Louis ne s’arrête pas là, au contraire. Sa vie est aussi dans ses vieux magasins artisanaux, ses bibliothèques remplies de livres anciens et dans ses petits cafés chaleureux. Une atmosphère unique y règne, on s’y sent appartenir à un ensemble. C’est un village dans la ville, un havre de paix qu’il est difficile de décrire.

Comme un témoin du temps qui passe, l’île Saint-Louis garde en elle une trace de chaque époque qui l’a construite. Elle nous invite à un voyage unique, plein de nostalgie et d’émerveillement. Laissez-la vous emporter !

20180106_172138[1]aAutour d’un bon vin chaud, la visite se prolonge dans un café-restaurant très chaleureux ou nous prenons plaisir en équipe à jouer sur les célébrités d’hier à aujourd’hui de l’Ile Saint Louis. On reprend avec la guide certains des sujets abordés durant la balade et on en aborde encore des nouveaux ! Bien plus qu’une visite, bien qu’une balade commentée, une belle après-midi, un voyage dans l’histoire, une évasion à plusieurs, une expérience culturelle enrichissante et sympathique !

Réservez votre balade parisienne Talivera sur le site : https://talivera.fr/balade-parisienne/312-l-ile-saint-louis-légendes-urbaines-au-coeur-de-paris.html

Elisa Bruel (janv.2018)

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Visite de l’exposition Paris : Medusa Bijoux et Tabous

medusa expo parisUn voyage dans le bijou !


Sortie culturelle TaliVera

« Le bijou ? Parure, objet d’art, objet précieux, objet ornemental, objet féminin, oeuvre d’art ?

Il y a de quoi être perdu !

A priori, la visite d’une exposition sur le bijou semble assez originale.

De quoi parlons-nous ? Il ne s’agit pas de grands artistes, de grandes oeuvres… des créateurs ?  

L’histoire du bijou existe t-elle ?

On peut se le dire, on parle de quoi finalement ? Des objets portés par les femmes ? La moitié des gens ?

expo medusa une-fonction-tres-precieuse,M458925A bas les préjugés ! Interpellé et questionné sur cet objet ambivalent lourd de symboliques, et de ses utilisations selon la culture, ancienne ou moderne, on ressort de cette exposition en ayant réellement appris et jamais plus vous ne verrez un bijou comme avant !

L’exposition du Musée d’Art Moderne de Paris présente plus de 400 bijoux d’artistes et de bijoutiers. Découvrir cette exposition en visite libre est possible car les étiquettes sont très bien faites.

Le parcours de l’exposition est très bien construit à travers quatre thématiques : l’identité, la valeur, le corps, et le rite. Suivez-le ! Un regard inédit sur le bijou qui révèle certains tabous ! »

Sortie du 28/07/2017

De nouvelles sorties pour visiter cette exposition sont prévues à la rentrée 2017: Réserver la visite exposition medusa-bijoux-et-tabous

Période de l’exposition : du au 

La comtesse Greffulhe, un personnage complexe…

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Une robe qui a du style, Maison Worth, robe aux lys  © L. Degrâces et Ph. Joffre/ Galliera/ Roger-Viollet

Hier a eu lieu la visite guidée de l’exposition au Palais Galliera « La mode retrouvée, les robes-trésors de la comtesse Greffulhe ». Commentée par MS Perret, chacun a pu découvrir la vie fascinante de cette femme extraordinaire qui a su mettre à profit sa position et sa beauté.

Allez voir vite cette exposition! Car elle se termine le 20 mars 2016. Vous pourrez admirer ses robes griffées, véritables oeuvres d’art personnalisées qui nous transportent et nous font imaginer la « souveraineté » de la comtesse sur le Gotha du tout Paris de l’époque.

La plus belle femme de Paris était aussi une femme avant-gardiste qui mena des combats pour la promotion de spectacles, la cause des femmes et contribua, en levant des fonds, aux travaux scientifiques de Marie Curie.

Il était bien temps de lui rendre hommage avec cette exposition et, surtout, en dehors du personnage de la duchesse Guermantes du roman « A la recherche du temps perdu »  de Marcel Proust qu’elle a inspiré.

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Pause gourmande et discussion: mode ou apparat ?

La prolongation de la visite guidée, pour le plaisir d’une pause gourmande mais également pour partager nos impressions, était vraiment intéressante. Pour certains, la comtesse Greffulhe était surtout une femme de pouvoir. D’autres ont opté pour dire que la comtesse Greffulhe était finalement une femme intelligente, pragmatique et moderne… Une femme étincelante, certes, mais aussi une femme de caractère et un peu égocentrique avec l’épisode de sa fille.

Complexe dites-vous cette personnalité ?

Nous avons ensuite échangé sur l’importance de l’habit. On peut dire que la féminité dans les tenues n’est pas toujours d’aussi bon goût aujourd’hui ! Pourtant la mode s’est démocratisée et n’est plus réservée à une seule élite. Vous avez dit « dress code » dans le monde du travail ? Eh bien, oui, il existe d’une certaine façon et a évolué heureusement ! Il faut savoir que la femme ne pouvait pas porter de pantalon au travail et ce, encore en 1980 dans certaines entreprises…

En tout cas, certaines seraient d’accord pour emprunter une de ses magnifiques robes, à traîne ou année 20… pour une soirée, pour se mettre à l’honneur, comme les Espagnoles ou les Italiennes qui se changent pour leur soirée. Par contre, se changer 5 fois par jour, on évitera. On aime les belles robes mais aussi le côté pratique…

 

Retour sur Bettina Rheims !

Le groupe Talivera écoutant attentivement le conférencier
Le groupe Talivera écoutant attentivement le conférencier © L. Lenglart (photo)
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Une discussion autour du « Genre » avec le groupe © G. Héras (photo)

 

Samedi 13 février a eu lieu la sortie « Talivera » avec la visite guidée de l’exposition Bettina Rheims à la Maison Européenne de la Photographie. Trois étages sont consacrés à cette photographe qui exprime son art par une vision voluptueuse, érotique et presque sacralisée de la femme… du corps nu de la femme.

A travers de grands formats, on admire les portraits de mannequins, de parfaites inconnues ou d’actrices, tels que ceux réalisés de Charlotte Rampling, par exemple, où Bettina Rheims a su retranscrire la beauté froide mais fragile de son modèle.

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La série « Héroïnes », Bettina Rheims © G. Héras (photo)

La visite guidée était menée par un conférencier qui a su capter notre attention et nous expliquer brillamment le travail de la photographe: son angle d’approche de la nudité, ses influences artistiques (Marcel Duchamp, une comparaison des corps des dessins d’Egon Schiele avec ceux de Bettina n’était pas dénuée de tout intérêt), sa provocation dans le choix des sujets et une utilisation baroque de la couleur.  Celle qui ne travaille qu’en studio et en collaboration avec des scénaristes ou critiques d’art (son ex-mari Serge Bramly) a su également sortir des sentiers battus en réalisant une série photographique sur des femmes en prison. Là, elle donne un regard différent et met au même niveau ces femmes aux mannequins qu’elle photographie.

La femme est en effet son sujet de prédilection et ce qui est étonnant c’est que l’on ne trouve qu’un seul portrait masculin, celui de Mickey Rourke qui, pour elle, est le parfait « mauvais garçon ». Et il n’est pas nu ! La plupart de ses portraits montrent des modèles nus dans des poses et accessoires provocants: on passe du sado-masochisme, du suggestif, de l’érotique au mélange des genres « masculin-féminin »… Tout un cycle y est d’ailleurs consacré et s’appelle « Modern Lovers » : homme devient femme ou femme devient homme ?Provocation ou non avec sa série « I.N.R.I » ? Nudité érotique ou porno chic avec des photos plus que suggestives dans une salle particulière réservée au moins de 18 ans ?

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La série « Modern Lovers », Bettina Rheims © G. Héras (photo)

Autant de questions qui font de la photographie de Bettina Rheims un art ou un… scandale ? A vous d’en juger !

 

Le papier peint… Démodé ?

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Qui a dit que le papier peint est démodé ? La réponse est : « Non, il est très tendance ! ». Les Arts décoratifs le prouve en proposant cette exposition : « Faire le mur. Quatre siècles de papiers peints ». Une collection incroyable de 300 pièces qui montrent des motifs originaux, des trompe-l’oeil, de l’architecture ou des paysages… Autant de thèmes qui définissent le style et les tendances des époques.

Quand on pense au papier peint, on imagine celui posé sur les murs de nos grands-mères… Et on ne peut pas dire qu’ils étaient tous de très bon goût…  Aujourd’hui, il est devenu le support de nouveaux matériaux comme le cuir, le carton ou le métal et attire de nombreux créateurs ou stylistes (Jean-Charles de Castelbajac, Christian Lacroix…) qui l’utilise dans leurs productions.

Laissez-vous tenter par cette expérience et venez échanger vos commentaires et impressions sur cette exposition. Vous allez changer d’avis sur le papier peint !

Photos: (c) Les Arts décoratifs

Retour vers le XVIIIème siècle

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Samedi 23 janvier 2016

Visite du musée Nissim de Camondo. Une histoire familiale tragique (mort de l’héritier, Nissim, pendant la Première Guerre Mondiale et de sa soeur, déportée avec sa famille entière en 1944) mais surtout une immersion dans le monde parisien de la seconde moitié du XVIIIème siècle.

L’entrée de cet hôtel particulier amène le visiteur dans les espaces de service où rien n’a bougé depuis 1910 ! La prouesse de l’architecte, Réné Sergent, est d’avoir construit une demeure fonctionnelle avec toutes les installations nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du service et le confort quotidien. Une cuisine à couper le souffle avec monte-plat vers la salle à manger. On pouvait enfin manger chaud ! Et une salle de bain qui ferait pâlir de jalousie n’importe qui….

On gravit l’escalier et là… A bientôt modernité… Bonjour Marie-Antoinette !!! Ce paradoxe  fait toute l’originalité que le comte Moïse de Camondo a voulu retranscrire et léguer aux Arts Décoratifs. On se retrouve plongé dans l’univers de l’époque du XVIIIème siècle. On pourrait même s’imaginer déguster un chocolat ou manger des macarons assis sur un luxueux canapé ou un indiscret. En parcourant les salles, on découvre des oeuvres exceptionnelles: mobilier de Oeben, BVRB, de porcelaines, objets d’arts de la table, tapis et tapisseries.

Avec la visite guidée de Marie-Sophie (la guide-conférencière), on deviendrait presque un expert en art décoratif du XVIIIème siècle. Même si l’on ne connaît pas forcément, ni les techniques de fabrication, ni l’ameublement de cette époque, on ne peut qu’être séduit par autant de délicatesse et de beauté.

Photographies: (c) Lucie Lenglart; (c) Musée Nissim de Camondo, Arts décoratifs

 

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Le groupe dans le hall d’entrée: on écoute la guide-conférencière
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Du style Marie-Antoinette…
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Qui a dit que ce n’est pas une salle de bains moderne?

 

Bienvenue sur le blog de Talivera !

Talivera ? Quel drôle de nom… ça veut dire quoi en fait ? Il est né de l’imagination de sa fondatrice, Lucie, passionnée d’art et de culture. De son voyage en Italie, qui pour elle est LA référence artistique, elle n’en retient que la fin « Tali ». Mais… le « vera » alors ? eh bien,  il fallait y penser: « vera » de « tu verras »… Voilà, le concept venait d’être créé:  voir et organiser des sorties culturelles (expositions, théâtres, visites…) complétées par une escapade gourmande dans un restaurant sélectionné pour sa qualité.

Talivera, c’est ça ! Tu verras…

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